En passant

« L’Asie de mes jeunes yeux », le livre de François Chassagne, lauréat 2012 de la Bourse AVI International

Par Caroline Ducrot

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Notre lauréat 2012 de la Bourse AVI International , François Chassagne, a récemment publié un livre numérique intitulé « L’Asie de mes jeunes yeux » que nous vous invitons à découvrir ici. Il retrace le récit de son voyage qu’il a réalisé en 2009-2010 pendant plus de 9 mois à travers l’Asie (Japon, Chine, Vietnam, Cambodge, Laos). Vous pouvez également suivre son aventure sur le blog www.laroutedefrancois.unblog.fr

De retour du Cambodge 

François Chassagne et Julien Taupin, tous deux pharmaciens, lauréats de la Bourse AVI International 2012 reviennent tout juste de leur voyage ‘solidaire’. Ils ont mis au point leur projet de « Valorisation de plantes médicinales dans la communauté Bunong » après l’avoir présenté à la Bourse AVI l’an passé. Ils ont été aidés par l’Association NOMAD RSI, implantée localement, qui oeuvre pour la communauté Bunong depuis plusieurs années en aidant la population à valoriser son savoir traditionnel et les plantes médicinales utilisées.

Les grandes lignes du projet

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Ce projet à caractère solidaire et scientifique s’est déroulé dans la région du Mondulkiri au Nord-Est du Cambodge de Mai à Septembre 2013. Il avait pour objectif la préservation et la valorisation des savoirs traditionnels de l’ethnie Bunong en s’intéressant particulièrement aux plantes médicinales utilisées par les membres de la communauté. Les épisodes répétés de dysenterie ont orienté leur action vers les plantes à « propriétés anti-diarrhéiques/antispasmodiques, antiparasitaire/antibactérienne et réhydratantes/nutritives ».

L’élaboration de remèdes : un développement local de médicaments à base de plantes

camb3La lutte des troubles gastro-intestinaux est au cœur du projet. Dans ce contexte sanitaire défavorable et suite à la dysenterie, il a fallu creuser du côté des plantes médicinales pour soigner les pathologies gastro-intestinales (diarrhée, maux d’estomac, douleurs,…), le but étant d’élaborer des remèdes anti diarrhéique, antispasmodique, antibactérien, à base de ces plantes. Et également de les aider à fabriquer une solution de réhydratation orale (SRO) pour éviter les déshydratations, conséquence directe des diarrhées.

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A terme, cela devrait se traduire par l’amélioration des soins de santé, le développement de nouvelles sources de revenus (par la vente de ces remèdes), et enfin encourager à la préservation de la biodiversité environnante (notamment celle des plantes utilisées).

Le processus 

  • Le processus a commencé par le choix des plantes. Savoir celles utilisées par la population pour soigner tels troubles ou tels types de symptômes gastro-intestinaux.
  • Puis détailler le nom et l’usage des plantes médicinales : symptômes traités, partie de la plante utilisée, mode d’administration, posologie, fréquence…
  • Effectuer des analyses en laboratoire afin d’évaluer l’efficacité et la toxicité des plantes médicinales utilisées. 
  • camb7Focalisation sur six remèdes (un remède peut contenir jusqu’à 20 plantes différentes !). utilisés pour traiter les maux d’estomac, les hémorroïdes, les toux, les leucorrhées et ceux pour donner de l’énergie et aider à améliorer la santé après l’accouchement (traitement très utilisé au Cambodge).
  • Elaboration d’une notice d’emploi détaillant la composition de chaque remède, les quantités de plante utilisés, les lieux de récolte, le mode d’utilisation, les précautions à suivre, les conditions de conservation et les coordonnées du tradipraticien. Les notices ont été écrites en Anglais et seront traduites en Khmer par l’association Nomad RSI.

Sensibiliser la population

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Cambodge1Le conseil auprès des villageois pour une meilleure utilisation des plantes était essentiel. Des ateliers de sensibilisation via des mises en scènes théâtrales explicitant les mesures d’hygiène nécessaire ont été mis en oeuvre afin de lutter contre les troubles gastro-intestinaux. Les deux voyageurs ont également apporté une contribution financière pour la réalisation d’une maison de vente de plantes médicinales (disposée au-devant de la maison du tradipraticien) servant au stockage des plantes et à la vente des remèdes; l’achat d’une balance pour mesurer précisément la quantité de plante; ainsi qu’un registre de suivi avec différentes informations à compléter afin de lui permettre de suivre ses patients après la vente du traitement.

Un projet qui a abouti sur une réelle belle expérience humaine. Encore bravo à eux !

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