Samedi 21 mars 2015 à Paris : Salon des séjours linguistiques et des voyages scolaires

1403187_625700247518799_2137770689_o

Comment imaginer aujourd’hui une entrée dans la vie professionnelle sans la maîtrise d’une langue étrangère ? C’est bien la question que nombre de parents et de jeunes se posent. Pour apprendre une langue en immersion dans la culture du pays, les formules de manquent pas : séjours en famille, écoles de langues, voyages scolaires éducatifs, séjours au pair, cours+activités, jobs et stages… Mais comment choisir le séjour linguistique qui convient le mieux à chaque âge ? Quelle destination ? En famille ou en hébergement collectif ? A quel prix ?  

Toutes ces questions et tellement d’autres, chaque parent, chaque collégien, chaque lycéen, chaque étudiant se les pose. C’est pour cette raison que L’Office national de garantie des séjours et stages linguistiques organise son salon pour la quatrième année consécutive, en partenariat avec AVI International. Il est gratuit et se tiendra au lycée Henri IV (Paris) le samedi 21 mars prochain.

« Il est indispensable, lorsqu’on envoie ses enfants à l’étranger, de souscrire une assurance santé, rappelle Afida Koucha, qui représentera AVI International lors du salon qui avait attiré 1800 personnes l’an dernier. Les jeunes partant pour un séjour au pair choisissent généralement l’assurance longue durée Marco Polo. Elle permet de faire sans limite des escapades touristiques dans les pays limitrophes de son séjour. Ceux qui partent pour un séjour estudiantin prennent en revanche l’assurance Planète Etudes, spécialement façonnée pour eux. »

Planete_Etudes  Marco_Polo_Famille_Seniors

Les détails de chaque contrat sont disponibles sur le site du spécialiste des assurances voyages et Afida répondra lors du salon aux questions des parents et des jeunes sur la question.

Une dizaine de conférences thématiques et une trentaine d’exposants permettront aussi de découvrir les formules de séjours linguistiques et éducatifs de façon vivante et conviviale.

Cette année encore, AVI International organise un jeu concours permettant de gagner un séjour linguistique d’une valeur de 800 €. Afin de vous mettre l’eau à la bouche, une petite vidéo tournée l’an dernier au Salon vous donnera une idée de l’ambiance qui y règne !

RV au lycée Henri IV, 23, rue Clovis 75005 PARIS, de 10h00 à 18h00 – Entrée  gratuite.
Lien vers l’Office national de garantie des séjours et stages linguistiques 

Kudimba : Un jardin au Malawi

Lauréat de la Bourse AVI International 2013, Frédéric Mary a mené une action exemplaire au Malawi, dans un orphelinat. Il vous présente ci-dessous le compte-rendu de son projet.

14_kudimba

KUDIMBA, un jardin au Malawi

Kudimba, “notre jardin” en Chichewa, la langue officielle du Malawi, est un projet
inspiré par Kunyumba, le centre d’accueil pour enfants handicapés et orphelins de
Senga Bay/Malawi, créé en 2008 par Maaike Bruynooghe, sage-femme belge,
Diethelm Kleinstoll, médecin, et Vera Kleinstoll, ergomotricienne, tous deux
d’origine allemande.

07_kudimba 06_kudimba

41_kudimba 39_kudimba

En 2012-2013, je traverse l’Afrique à vélo. Je parcours l’Afrique du sud, le Lesotho, la Namibie, le Botswana, la Zambie puis arrive au Malawi…

Une révélation ! Frappé par la beauté des paysages et l’extrême gentillesse de la population, je m’attarde sur les rives du lac, traversant le pays du sud au nord.

Sur les plages de sable blanc de Senga Bay, je rencontre Maaike Bruynooghe, qui m’invite à venir visiter Kunyumba, le centre d’accueil pour enfants orphelins et/ou handicapés qu’elle a créé.

Chaque jour, elle reçoit 25 enfants encadrés par une équipe locale de 8 personnes toutes issues des villages alentours. Chaque soir, afin de ne pas rompre le lien social, les enfants sont accueillis dans des familles d’accueil au sein du village.

Quelques mois plus tard, rentrés en Europe, j’imagine, avec le support de Maaike, un nouveau projet inspiré par Kunyumba.

35_kudimba 33_kudimba

Nous l’appelons « Kudimba », “Notre jardin” dans la langue locale chichewa.

Il consiste en la création d’un jardin potager et fruitier au sein de Kunyumba. Ce jardin est régi selon les règles de la permaculture. La permaculture est un mode de pensée global visant à la préservation et la sauvegarde de l’écosystème planétaire.

Elle conçoit des systèmes inspirés par les principes de la nature et encadre l’intégration harmonieuse de l’environnement et des populations.

Ces systèmes fournissent une alimentation de qualité, des abris, de l’énergie et satisfont l’ensemble des besoins humains de manière durable.

Ils intègrent la production alimentaire, les structures, les technologies, l’énergie, les ressources naturelles, l’aménagement paysager, les animaux, les végétaux et les structures sociales et économiques. Les principes s’appliquent aux zones urbaines et rurales et s’adaptent à toute échelle.

32_kudimba 31_kudimba

Kunyumba est installé à Senga Bay, un village de pêcheur sur les rives du lac Malawi.

Construit sur une dune de sable, il subit une forte érosion en période de pluies. La déforestation systématique accentue le phénomène, créant parfois de profonds ravins, à l’intérieur du village. Dans cet environnement, le sol, essentiellement sableux est difficile à cultiver sans techniques appropriées. Les populations locales, peu informées, utilisent des doses massives d’engrais et pesticides chimiques pour tenter de faire pousser quelques maigres légumes.

Sensibilisés aux questions environnementales, nous étudions une méthode de culture alternative, non polluante et durable car respectueuse des sols et des hommes : la permaculture.

27_kudimba 26_kudimba

LA RÉALISATION

Partis en septembre 2013, nous consacrons 4 mois à la réalisation du projet.

La première étape consiste à nous former localement aux techniques de permaculture adaptées aux pays tropicaux.

C’est à Livingstonia dans les montagnes du nord du Malawi que Auke et Lieza, installés au Malawi depuis 17 ans, proposent des formations techniques et pratiques adaptées aux modes de culture locale.

Afin de partager nos connaissances, Peter et Innocent, respectivement gérant et jardinier de Kunyumba nous accompagnent.

En une semaine de cours intensives rythmés par de nombreux exercices pratiques, nous apprenons la gestion des sols, de l’eau et la façon de panacher les variétés de plantes, fleurs, fruits et légumes de façon durable pour favoriser la biodiversité.

Nous clôturons cette semaine de cours en dessinant un plan adapté à notre environnement et à ses contraintes.

Forts de cet enseignement, nous revenons à Senga Bay très motivés et commençons les travaux illico. La saison des pluies approche et nous souhaitons terminer les plantations avant les premières pluies afin de bénéficier au maximum de cet arrosage naturel.

01_kudimba02_kudimba

25_kudimba 23_kudimba

Après mûre réflexion, nous commençons par abattre de grands arbres. Ces « Gemelinas » importés d’Asie lors de la période coloniale servaient à la charpente. Ils produisent malheureusement des fruits très acides qui empêchent toute culture dans leur immédiate proximité.

Dans le même temps nous replantons, 75 arbres, que nous importons des forêts du nord du Malawi. Nous les implantons sur la partie basse du terrain, là ou le sol, très sableux, soufre le plus de l’érosion lors des fortes pluies.

Sur 75 arbres plantés, nous n’en perdons que 2, un record dans ces conditions de sols et de météo difficiles.

Nous implantons notre jardin principal sur la partie médiane du terrain, là où en période de pluie, l’eau stagne. Le jardin profitera de cet apport en eau important et drainera le sol autour des habitations qui soufrent beaucoup de l’humidité, avant la saison des pluies.

Nous y plantons une grande variété de plantes, fruits et légumes, entourés de fleurs qui attirent de précieux pollinisateurs…

Après seulement 3 semaines, nous observons, incrédules, la pousse d’un épais tapis végétal. Le climat subtropical, chaud et humide est très adapté à l’agriculture. Il favorise la croissance de plantes qui mettraient des mois à sortir de terre en Europe.

20_kudimba 18_kudimba

LES BÉNÉFICES

Seulement 3 mois et demi après notre arrivée. Le projet est un succès. Un an après, c’est une réussite.

Nous cultivons des fruits et légumes destinés à l’alimentation des enfants du centre. Fragiles, une alimentation saine, équilibrée et abondante renforce leurs défenses immunitaires.

Nous interagissons et travaillons avec la nature de façon thérapeutique avec les enfants :

  • En développant les capacités motrices et sensorielles des enfants atteints d’un handicap au travers d’une activité utile et valorisante.
  • En donnant la possibilité aux enfants du centre et au personnel d’apprendre de nouvelles techniques afin de les utiliser et et de les enseigner plus tard.
  • En travaillant en équipe avec la satisfaction d’un résultat concret et motivant après un effort commun.
  • En donnant à chaque enfant l’occasion de réussir en se sentant unique et valorisé en dépit de leurs limites physiques et mentales.
  • Nous contribuons aux financements du projet en vendant l’excédent de production ; les profits générés ont permit l’achat d’un système d’arrosage.

17_kudimba 15_kudimba

LES SUITES DU PROJET

Le projet ayant été un succès. Il ouvre forcément des perspectives sur des projets de plus grande ampleur dans les années à venir.

Nous envisageons d’ors et déjà la création d’un Centre d’Aide par le Travail (C.A.T).

Les plus grands enfants accueillis par Kunyumba seront bientôt des adultes et la société malawite ne propose pas d’aide ou d’emplois assistés pour de jeunes adultes présentant un handicap moteur ou mental.

Nous souhaitons proposer, dans un environnement de travail sûr et motivant, la création d’un jardin potager et fruitier organique au sein d’une ferme gérée selon les règles de la permaculture. Le centre proposera un accueil de jour pour de jeunes gens en situation de handicap ou en détresse sociale.

Ce centre d’aide par le travail, favorisera une intégration harmonieuse de ces jeunes adultes vulnérables dans leur environnement social et naturel. Le but n’étant pas d’assister mais de rendre autonome nos résidents temporaires en développant et valorisant leur potentiel.

Nous leur offrirons la possibilité d’apprendre, d’expérimenter et d’acquérir de nouvelles compétences pour qu’à terme, ils puissent générer leurs propres revenus et mener une vie ”normale”.

11_kudimba 10_kudimba

A plus large échelle, notre action visera à briser le cycle intergénérationnel de vulnérabilité à l’origine de nombreux problèmes sociaux ou de santé (troubles psychiatriques et ou handicap) que nous avons constatés au Malawi.

La ferme sera auto-suffisante et produira une nourriture de qualité, abondante et variée, utilisée pour les besoins du centre. Elle sera également vendue sur les marchés alentours et dans les restaurants et hôtels, soucieux d’offrir une nourriture locale de qualité. Nous produirons également des compléments alimentaires naturels (moringa ou neem) à forte valeur ajoutée, sur un marché en pleine croissance. Les bénéfices générés financeront le développement futur du projet.

Parce que nous pensons que bon nombre de problèmes liés à l’enfance viennent d’une mauvaise voire d’une absence éducation sexuelle. Nous souhaitons, au travers d’un partenariat, avec le service maternité de la clinique de Salima, prodiguer des conseils et des soins de santé généraux et sexuels aux jeunes pensionnaires de la ferme.

Ainsi, nous orienterons les jeunes de la communauté de Senga Bay au travers d’une activité de planification familiale. L’objectif étant de réduire le nombre de grossesses précoces, accidentelles ou non-voulues et d’enseigner aux jeunes gens à se protéger contre le viol, le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles.

09_kudimba 08_kudimba

Un suivi personnalisé sera proposé aux femmes enceintes présentant des risques, en raison de leur jeune âge, d’un handicap ou de toutes autres raisons justifiant notre action.

Deux bungalows seront installés sur le terrain de la ferme. Ils permettront de recevoir, dans un environnement préservé, en pension complète, des sages-femmes occidentales soucieuses de compléter leur cursus professionnel en travaillant dans le service maternité de la clinique de Salima.

Cette activité hôtelière sera gérée par les jeunes adultes du centre, supportés par le personnel local, au travers d’un programme de formation visant à leur donner l’autonomie et l’expérience nécessaire à la recherche d’un emploi dans un secteur du tourisme en plein essor.


Bourse AVI du Voyage Solidaire : Compte rendu du projet Educ’A Bobo

L’année dernière, le prix spécial du jury a été attribué au projet Educ’a Bobo, piloté par Carline TERJAN-COULIBALY. Dans le cadre de son projet avec AVI, Carline est partie au Burkina Faso, dans la ville de Bobo-Dioulasso. Petite précision : une classe dans les écoles au Burkina Faso est constituée de 90 à 200 élèves. C’est pourquoi Carline s’est rendue dans le village de Bobo-Dioulasso pour y construire une école. Son but était de favoriser la scolarisation et de permettre l’accès à une éducation de qualité aux enfants démunis.

Les travaux

Avant de partir, Carline et son équipe ont suivi un stage de 2 semaines dans une entreprise du bâtiment située dans les hauts de Seine près de Paris. Pendant leur stage ils ont pu se rendre sur différents chantier et participer aux activités sur place. De cette façon les participants ont pu acquérir les compétences en maçonnerie et en construction nécessaires à la réalisation d’un tel chantier.

Bâtiment A

Les travaux ont commencé par le bâtiment A et la maçonnerie, le sol et les murs.

educabobo 1

Une fois le sol et les murs installés, l’équipe a pu monter la toiture.
educabobo 2

L’équipe Educa’Bobo s’est ensuite attelé aux fermetures métalliques : fenêtres et portes.
educabobo 3

Ont alors commencé l’installation de l’électricité, des dalles au sol et de tout le crépissage intérieur.educabobo 4

La finition extérieure a alors clôturé la partie construction de ce premier bâtiment.educa'bobo5.docx

Les murs et le tableau ont ensuite été peints et le matériel scolaire a été commandé puis installé. Ce premier bâtiment servira à accueillir 2 classes de primaire.

 Bâtiment B

Pour le bâtiment B, Carline s’est occupé seulement de la fabrication des briques et de la préparation du terrain sur lequel sera construit ce deuxième bâtiment.

educabobo6

ed

Les travaux ont continué après leur départ et l’inauguration a eu lieu le 1er Octobre 2014. L’équipe continue cependant à chercher des parrainages pour permettre aux familles en très grande précarité de fréquenter cette école.

 Communication:

Sur le plan de la communication autour de cette école, Carline a pu produire :

  • 2 panneaux de signalisation : 1 pour l’enseigne sur la façade de l’école, l’autre pour indiquer l’école depuis la grande voie à proximité
  • 1 modèle d’affichette annonçant l’inauguration de l’école, pour communiquer auprès des populations et des autorités locales
  • 1 modèle de prospectus invitant la population à s’inscrire (présentation de l’école et de ses avantages, dates d’inscription, tarifs

Une école utile et efficace pour des enseignements de qualité à un prix inférieur aux autres écoles existantes…Bravo à Educ’a Bobo pour ce beau projet. 

Tendance : l’anglais en famille

assurance-londres

Photo de August Brill. CCommons.

Envoyer ses enfants apprendre la langue de Shakespeare de l’autre côté de la Manche, c’est bien… partir avec eux, c’est encore mieux ! L’anglais en famille, c’est la nouvelle tendance des séjours linguistiques : ces offres enregistrent une croissance de 12,50 % en 2013, d’après Kseniya Yasinska, déléguée générale de l’Union nationale des organisations de séjour éducatifs, linguistiques et de formation en langues (l’Unosel).

Une offre s’est ainsi construite afin que, pendant le séjour, les jeunes puissent bénéficier de cours ludiques et les parents d’un enseignement avec des objectifs professionnels. Et bien entendu, ces séjours laissent du temps pour découvrir le pays en famille et faire le tour des attractions touristiques. Certaines offres proposent même aux participants d’être hébergés au sein d’une famille d’accueil, voire chez un professeur.

Une façon de vivre une belle expérience avec ses enfants et de leur montrer qu’apprendre peut se faire à tout âge et en dehors des contraintes scolaires.

assurance-famille

Photo : cobalt123. CCommons

Mais attention, partir vivre un moment fort à l’étranger ne signifie pas s’en aller le nez au vent… La prudence doit rester de mise, surtout quand on voyage avec Planete_Etudes ses enfants. Il ne faut pas oublier qu’en cas d’accident ou de maladie à l’étranger, les frais peuvent vite grimper et dépasser très largement les seuils que la sécurité sociale française veut bien rembourser. Ainsi, AVI International propose une offre « Planète Études » spécialement conçue pour les séjours linguistiques : il s’agit d’une assurance voyage avec trois niveaux de couverture possibles et disponible à partir de 26 € par mois. Elle permet de voir ses frais médicaux pris en charge jusqu’à 100 000 € en Europe. La formule Premium est particulièrement complète puisque même une caution pénale est prévue jusqu’à 7 500 euros ! Mieux vaut quand même éviter de passer par la case prison pour apprendre l’anglais !

Spécialiste de l’assurance de voyage, AVI International a également conçu un partenariat avec l’Unosel afin que les séjours linguistiques se passent dans de bonnes conditions pour un maximum de jeunes… et de moins jeunes !

François Picard

De Erasmus à Erasmus +

Photo sous CC licenses de Spiterman

Photo sous CC licenses de Spiterman

Cette année, le programme Erasmus a été complètement refondu. Et bonne nouvelle pour tous les étudiants qui souhaitent poursuivre leur cursus à l’étranger : il bénéficie de davantage de moyens.

À qui s’adresse le programme :

Erasmus + (c’est son nouveau nom) ne sert pas qu’à partir étudier à l’étranger. Il permet aussi d’aller y faire un stage en entreprise (de 2 semaines à un an) que l’on soit en formation professionnelle initiale, apprenti (jusqu’au bac professionnel) ou étudiant.

Erasmus + est toujours le programme phare de ceux qui souhaitent poursuivre des études à l’étranger (de 3 mois à un an). Il s’adresse à ceux qui sont inscrits dans une université, mais pas seulement. L’École ou le lycée dans lequel vous effectuez un BTS peut aussi être titulaire d’une Charte Erasmus. À vous de vous renseigner.

Pour bénéficier du programme, il faut par ailleurs avoir déjà commencé vos études dans votre École, votre lycée ou votre université. C’est impossible de partir lors de votre première année.

Enfin, sachez que c’est votre établissement, et plus particulièrement vos profs, qui auront le dernier mot concernant votre dossier.

Quand et comment faut-il postuler ?

Un an avant son départ : c’est à dire maintenant ! La plupart des établissements font en effet leur rentrée en septembre ou octobre. Toutes les modalités pratiques dépendent ensuite de votre établissement. Renseignez-vous en interne.

Les bourses s’élèvent maintenant jusqu’à 500 € par mois pour les étudiants et jusqu’à 700 € par mois pour les stagiaires. Des aides complémentaires sont attribuées aux étudiants handicapés et à ceux d’Outre-mer. Les étudiants en Master peuvent aussi bénéficier d’un système de prêt.

Photo sous CC licenses de mrcl_

Photo sous CC licenses de mrcl_

Et ma Sécu ?

Si vous partez dans l’espace européen, au moins 15 jours avant votre départ, vous devez demander votre carte européenne d’assurance maladie (CEAM) auprès de votre mutuelle étudiante. C’est elle qui remplacera votre carte Vitale.

Mais la prise en charge qu’elle permet est limitée, et très vite largement dépassée. En cas de grave accident, les frais à payer peuvent vite devenir prohibitifs. C’est la raison pour laquelle la sécurité sociale française recommande elle-même sur son site, de souscrire un contrat d’assistance ou d’assurance voyage. Au final, ce sera lui qui garantira le remboursement des frais médicaux engagés et le rapatriement sanitaire en cas de maladie à l’étranger. Planete_Etudes

Si vous partez en dehors de l’espace européen (Erasmus + ne se limite plus à celui-ci !), il vous est également conseillé de souscrire une assurance. AVI International a ainsi créé une assurance spécifique aux étudiants : Planète Études : à partir de 26 € par mois, il est possible de partir l’esprit tranquille ! Les frais médicaux peuvent être pris en charge jusqu’à 300 000 € selon le contrat souscrit.

Trois niveaux de couvertures sont proposés. Même le plus faible propose une prise en charge des frais dentaires jusqu’à 200 € par dent, en cas d’accident. Le contrat Premium Plus propose une responsabilité civile élevée (jusqu’à 750 000 €), incluant les frais d’avocats ou l’assistance juridique accident.

Bourse AVI du Voyage Solidaire : Compte rendu du projet Hygiène et Santé dans les villages Hmong du Laos

L’origine du projet

C’est en 2010, pendant un voyageVillage au Laos, que Jean-Michel Courtois découvre le village Hmong. Cette belle histoire est née d’un heureux hasard. Quand son guide et lui s’embarquent sur une mauvaise piste dans la montagne de Ban Huey Pong, ils étaient loin d’imaginer l’histoire qui s’en suivrait. Ils marchèrent dans la forêt pendant 8 heures avant de tomber sur ces villageois avec qui il noua des liens très forts. Cette découverte fut pour Jean-Michel un choc émotionnel et culturel et il s’engagea à y revenir l’année suivante.Famille Hmong

Les toilettes sèches

Notre lauréat a voulu commencer par améliorer les conditions d’hygiène dans lesquelles vivaient ces villageois. La première étape est passée par la construction de toilettes sèches. C’est une construction difficile à réaliser et qui a mobilisé l’énergie de tout le village. Pour ce faire, l’équipe a pris contact avec les services du Parc Régional du Pilat, au dessus de Saint-Étienne, qui avaient installé en toute satisfaction ce type de toilettes dans son Parc. L’entreprise spécialisée a donné l’autorisation de s’inspirer de leurs plans. Pour finaliser le projet, un membre ami architecte a par ailleurs adapté les plans en fonction des possibilités techniques locales.plans Le principe de ces toilettes est relativement simple. Il s’agit d’intercaler dans la fosse une grille métallique qui fait office de séparation entre le solide et le liquide. Le solide reste sur la grille et est séché par la chaleur ambiante et par un fort système de ventilation. Deux grilles à l’arrière des toilettes permettent de récupérer la matière et de s’en servir comme compost. Le liquide quant à lui s’évapore. La condition d’un bon fonctionnement suppose que les toilettes soient orientées plein Sud et que la fosse soit parfaitement hermétique.

Le chantier

La première étape de la construction a été de rassembler les différents matériaux pour pouvoir mener à bien le chantier. Le ciment et les parpaings ont été achetés dans la vallétravauxe à une vingtaine de kilomètres du village. Les différents éléments métalliques permettant d’assembler les grilles ont été, eux, achetés à une cinquantaine de kilomètres. Ces achats éloignés ont également posé le problème de leur récupération. À l’inverse, le sable et les galets ont directement été pris dans la rivière. travaux2Le chantier s’est déroulé en plusieurs étapes avec la participation de tout le village. Femmes, adolescents et hommes ont donné de leur personne pour que les toilettes sortent de terre. Curieux, les enfants ne perdaient rien de ce qui se faisait. Tout cela s’est passé dans une bonne ambiance et le soir, tous se retrouvaient autour d’un bon repas fait de pousses de bambous bouillies et de riz gluant.

Un imprévu

Les toilettes sèches achevées, Jean -Michel et les villageois se sont aperçus qu‘elles n’étaient pas si sèches que cela ! En effet une mauvaise isolation de la cuve doublée des effets de la mousson n’ont pas permis de maintenir la cuve dans un état de sécheresse suffisant. Les membres du projet sont donc revenus sur place en 2014 pour colmater comme ils l’ont pu les espaces qui laissaient s’infiltrer la pluie. Par précaution une évacuation qui donne dans un puisard (système de drainage) a été ajoutée.

L’association Peuples et montagnes du Mekong

Jean-Michel Courtois a créé l’association Peuples et Montagnes du Mekong afin de permettre à tous ceux qui le veulent de s’investir pour ces villageois laotiens. Le projet prend plus d’envergure et concerne aujourd’hui des domaines comme la médecine. En effet, en 2013, une mission médicale a été menée en compagnie de 3 médecins à Ban Pakeo. Des soins élémentaires ont pu être dispensés aux nécessiteux et la mission a aussi permis de détecter plusieurs cas graves, dont celui d’un jeune adolescent atteint d’une maladie du cœur : une CIV (communication inter ventriculaire) qui nécessite une opération délicate par des chirurgiens cardiologues spécialisés, spécialité n’existe malheureusement pas encore au Laos. Après un an d’efforts pour que la maladie de cet adolescent soit prise en compte, c’est enfin fait depuis le lundi 2 juin. Le garçon a été opéré par une équipe française et il se porte bien! Au mois de juin, une équipe de deux infirmières et d’un infirmier ont commencé une mission de formation auprès des infirmières Lao de l’Hôpital d’Oudomxai. Au mois de Novembre, une deuxième mission médicale sera conduite auprès des villages reculés de montagne.

Au mois de Mai à l’occasion d’un voyage solidaire, l’association a financé l’équipement complet d’une classe de collège (tables, chaises, tableau), y compris de nouvelles toilettes. 5 autres écoles ont été approvisionnées en matériel scolaire classique (cahiers, crayons pour chaque élève). Toujours dans le domaine scolaire, l’association soutient également deux structures un peu particulières : le Centre pour Jeunes Sourds et Malentendants de Luang Prabang et le seul Centre pour Jeunes Autistes existant au Laos à Vientiane.

 Le projet en vidéo

Bourse AVI du Voyage solidaire : Compte rendu du projet « Autopias » en Équateur

Le projet « Autopias » avait pour but de contribuer à l’autonomie des populations défavorisées en proposant des actions participatives, écologiques, peu coûteuses et adaptées aux problématiques locales. Nos lauréats ont donc, pendant 3 mois, dédié leur énergie, leur temps et leur matière grise aux 300 enfants des écoles Primavera et Honrar La Vida, situées dans le quartier défavorisé de Jaime Roldos au nord de Quito, capitale de l’Équateur. Les domaines concernés par les travaux de nos lauréats ont été : la nutrition, l’architecture, la psychologie et l’économie sociale. L’équipe Autopias est composée d’Alexandre VANNIER MOREAU, Maud RIVIERE, Baptiste BOURDEAU, Arnaud BOURBOUAC, Aude GAMBIEZ, Soazic GRARD, Marine PANAZOL.

Nutrition

Le jugo matinal

Pour avancer sur le sujet de la malnutrition dans ces écoles d’Équateur, les membres d’Autopias ont monté un projet durable et écologique. Ce projet est construit autour de la Spiruline. La Spiruline est une algue comestible souvent utilisée comme complément alimentaire. La Spiruline est hyper protéinée et riche en vitamines et minéraux. Les membres d’Autopias ont négocié un partenariat avec Andes Spirulina, une entreprise locale productrice de Spiruline qui s’est engagée à faire des dons de Spiruline régulièrement à l’école Honrar la Vida. D’autre part, ils ont élaboré une préparation appelé « Jugo Matinal » qu’ils ont transmis aux cuisinières de l’école : le jus hyper nourrissant est distribué toute l’année à hauteur de 2 fois par semaine.

Spiruline

Potager éducatif

En ce qui concerne l’école Primavera, l’équipe Autopias a organisé la mise en place d’un potager : retourner la terre et l’enrichir en humus grâce aux déjections des animaux voisins. L’école s’est ensuite chargée d’y planter les graines et les plantes désirées en faisant des ateliers avec les élèves. La création de ce potager va donc servir aux enfants pour apprendre à cultiver, et leur fournira une source de nourriture durable

Architecture et aménagement du territoire

La Quebrada

Le quartier possède une quebrada, c’est-à-dire une faille topographique où s’écoulent les eaux pluviales. Elle est située à quelques centaines de mètres des écoles et est considérée par la plupart des habitants comme une déchèterie. Sous quebradal’impulsion de nos lauréats, s’est constitué un groupe croyant en la possibilité d’en faire un lieu de vie et un parc public.  Avec 60 riverains ils sont parvenus à planter 220 arbres, et 80 mètres carrés de potager sont maintenant prêts à être utilisés par les enfants des écoles Honrar La Vida et Primavera. À long terme, l’objectif est de régénérer ce patrimoine naturel et de le rendre accessible aux habitants : faire d’une déchèterie dangereuse un parc pour tous !

Façade du centre culturel

En réponse à une demande exprimée par le centre culturel Loyola, une minga (travail collectif) a été organisée par les architectes d’Autopias (Alexandre et Marine) avec les habitants du quartier afin de refaire la façade d’entrée du centre culturel grâce à desenduit terre enduits en terre. Afin de favoriser des répliques dans le quartier, un guide a été réalisé: El Manual del enlucido natural con la tierra de su jardin (Manuel d’enduit naturel, avec la terre de son jardin). Des exemplaires à l’espace culturel sont en libre accès au centre.

Psychologie

Des mesures ont été prises afin de travailler sur les problématiques de confiance en soi et d’estime de soi, de maltraitance, de violence familiale, et d’isolement avec les enfants, et sur les liens de solidarité au sein du quartier et la construction de solutions face aux problèmes du quotidien avec les mamans des élèves. Un accord a aussi été établi avec l’Université Centrale d’Équateur et ses étudiants en psychologie dans chacune des écoles. Cette action permet de pérenniser le renforcement du soutien psychologique à Primavera et de l’initier à Honrar la Vida.

Suivi psychologique des enfants

Maud Riviere a suivi une dizaine d’enfants en entretien individuel en travaillant sur des problématiques spécifiques (violence, inceste, solitude, problématiques identitaires) et aide les enfants à renforcer leur confiance en soi, l’auto-estime et l’affirmation de soi.

Autonomie des mères

Chaque soir, Maud et Patricia, la psychologue de l’école, ont reçu des groupes de mères (entre 5 et 10) afin de travailler sur l’autonomie. Durant ces groupes de thérapie communautaire, les psychologues sollicitaient la créativité des participants afin qu’ils travaillent collectivement sur des problématiques vécues isolément (machisme, sentiment de dépendance au mari, enfermement dans des cercles de violence, etc.).

La voie des contes

Activités à base de lectures et jeux de rôles. Ce travail permet au groupe de symboliser des vécus autrement trop difficiles à aborder. Dans un climat social où dominent l’individualisme, la solitude et la méfiance les uns envers les autres, ce groupe a été apprécié des participants qui ont ainsi eu l’opportunité de partager des temps forts émotionnellement et de travailler sur leur vécu tout en restant « protégés » par les personnages du conte, qui à la fois leur évitent de se mettre à nu tout en offrant un prétexte pour parler de soi.

Sensibilisation à la sexualité :

Une intervention « sensibilisation à la sexualité » a eu lieu sur deux jours, auprès de deux classes, dans l’école Primavera. A travers des jeux, activités ludiques et débats, psychologieont été abordées les questions sensibles relatives à l’image du corps, le respect de l’espace vital de chacun, les relations de couple, l’intimité. Un temps de « prévention aux agressions sexuelles » a aussi été intégré dans l’atelier.

Économie sociale

Club de troc

En partenariat avec le CDC (centre culturel de quartier) et La Trueca (association de troc basée à Quito), Baptiste Bourdeau a aidé à mettre en place un système d’échange de type ‘troc’ de biens, de services et de savoirs dans le quartier de la Roldos. Deux femmes se sont engagées à faire vivre l’association en programmant et animant des réunions mensuelles. Un panneau d’annonces a été fixé sur un mur du centre culturel, et La Trueca servira d’interlocuteur direct si besoin. Un jour après la pose du panneau, une dizaine d’annonces étaient déjà affichées! Échange de mobilier, de cours d’anglais, d’informatique, de danse,  etc.

Autopias en vidéo