Les Hadzabes derrière la caméra

Lauréate 2014 de la Bourse AVI International, Marion Longo nous livre le compte rendu de son voyage.

Les Hadzabes derrière la caméra Les Hadzabes derrière la caméra Les Hadzabes derrière la caméra

Préambule :

En 2012, âgée de 18 ans, je m’envole pour la Tanzanie. Bénéficiaire d’une bourse de voyage Zellidja, cette association qui donne la possibilité à des jeunes de voyager seuls, j’étais partie l’année précédente à vélo à travers l’Angleterre à la découverte de l’écologie. De retour en France, me sentant pousser des ailes et très intriguée par la notion de nomadisme, je tombe par hasard sur un article parlant des nomades chasseurs-cueilleurs.

Alors étudiante en sociologie dans le Tarn et intéressée par l’ethnologie, je me lance alors dans mon deuxième voyage Zellidja: « Les Hadzabes, voyage au berceau de l’Humanité. » Le but, découvrir ces étranges chasseurs-cueilleurs nommés Hadzabes, réputés pour n’avoir ni maison ni propriété, vivant de la chasse et de la cueillette, et que l’on rapproche très souvent, par leur mode de vie, de nos plus lointains ancêtres.

Je passerai deux semaines avec eux, découvrant un univers complètement différent de celui que j’avais imaginé, me confrontant aux réalités de la modernité, du tourisme et des changements inhérents à chaque société. Je commencerai à apprendre le swahili mais surtout la langue de la tribu, l’hadzane. Je découvrirai leur mode de vie en habitant avec eux, en allant chercher l’eau à la rivière asséchée, mais aussi en apprenant à danser avec les femmes devant le petit poste de musique, ou en buvant avec eux la bière locale.

Les Hadzabes derrière la caméra Les Hadzabes derrière la caméra Les Hadzabes derrière la caméra - Marion Longo

Les Hadzabes :

Les Hadzabes font partie des derniers groupes de chasseurs-cueilleurs d’Afrique. Parlant l’hadzane, une langue comprenant des clics, leur territoire s’étend tout autour du lac Eyasi, entre la plaine du Serengeti et la vallée du Grand Rift, dans le Nord tanzanien.

De nombreuses ethnies, des nomades pastoralistes tels que les Maasai ou les Barbaig ou des tribus sédentaires pratiquant l’agriculture comme les Sukuma ou les Irawq ont migré afin de trouver un territoire où s’installer et se retrouvent à occuper le territoire des Hadzabes. Sans troupeaux pour prendre possession physiquement d’une terre, ces derniers sont souvent perdants. Leur territoire paraît inoccupé et attire des populations de plus en plus nombreuses.
Les Hadzabes derrière la caméra Les Hadzabes derrière la caméra Les Hadzabes derrière la caméra
La présence de bétails fait fuir le gibier sauvage plus loin encore des campements Hadza. Puisque le bétail s’installe autour des points d’eau, l’accès à l’eau devient un problème de plus en plus récurrent dans les groupes Hadzas. Afin d’acheter l’eau et les aliments qui leur manquent, ils commercent avec ces ethnies. Pour cela, leur seule ressource est bien souvent la visite de touristes dans leur camp et la vente de bijoux en perles.

Découvrant toutes ces problématiques mais aussi des femmes et des hommes particulièrement chaleureux et accueillant, je n’avais au moment de les quitter, qu’une seule idée en tête : revenir.

Le projet :
Les Hadzabes derrière la caméra Les Hadzabes derrière la caméra Les Hadzabes derrière la caméra
De retour en France, je créé le projet « Les Hadzabes derrière la caméra ». Découvrant le milieu de l’audiovisuel et plus particulièrement celui du documentaire, je voulais revenir en terre Hadza afin de leur donner la parole et de faire un film sur mesure avec le groupe que je connais.

L’envie autour de ce projet était d’intégrer les Hadzabes à la création du film en mettant en avant leurs paroles et avis mais aussi en les intégrant au choix du fil directeur du film et de son écriture. Dans la mesure du possible, je souhaitais aussi partager quelques techniques de l’audiovisuel.

Le voyage :

 Les Hadzabes derrière la caméra 3

En janvier je retourne donc en Tanzanie, dans le même groupe Hadza, sur la terre ocre du bush. Je retrouve avec plaisir Nn’on’a, le chef du village, qui m’a tant inspiré pour ce projet. J’ai la surprise de voir un groupe totalement différent. Ça fait parti du lot quand on décide de s’intéresser à des nomades: ils nomadisent, effectivement.

Passées les premières semaines où j’ai pu commencer à filmer, à récupérer quelques automatisme de langue et à me réhabituer au rythme Hadza, je retourne à la ville, Arusha, à 5 heures du bush, afin d’attendre Magali Chapelan.

Jeune camerawoman et réalisatrice toulousaine, elle vient me rejoindre pour un mois afin de m’aider à filmer et à concevoir le film. Une invitée surprise se rajoute, Pauline, vétérinaire baroudeuse habitant la Tanzanie. Elle se joint à nous pour quelques jours. La French Team est en route !

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À travers la route chaotique et poussiéreuse, nous nous rapprochons du Grand Rift, retour à Gorofani pour moi et découverte pour le reste de l’équipe. Petit village de cultivateurs d’ail et de maïs, aux abords du lac, c’est notre base de repos après les séjours en terre Hadza.

J’ai le plaisir de leur présenter Musa Herry Kisanga, guide tanzanien professionnel rencontré lors du premier voyage et qui nous aide à la traduction et à la logistique et participe activement au film.

Grâce au regard nouveau de Magali et Pauline, je redécouvre les problématiques Hadza, remarque des erreurs de jugements et de compréhension.

Tentant de capter le point de vue des Hadzabes, d’orienter mon regard avec le leur, je rebondis sur une demande de Nn’on’a : il aimerait profiter de ma venue pour acquérir une moto. Pourquoi une moto? Quel intérêt, quels besoins? Quel impact sur leur mode de vie, quels changements ? Après avoir dis au revoir à Pauline partie barouder plus loin, on tente avec Magali de cerner cette problématique et de comprendre le point de vue du groupe sur cette moto qu’ils désirent et qu’ils voient comme une solution pratique à leurs problèmes.

Après deux semaines à filmer et interroger les Hadzas, Magali repart.
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Quelques problèmes administratifs et financiers me forcent à reculer mon dernier séjour en terre Hadza et à l’écourter. Je reviens mi-mars pour seulement une semaine au lieu de trois. Mon départ précipité créé une discussion au sein du camp sur le prix que je dois payer au village de Gorofani pour avoir le droit de rester avec les Hadzabes dans leur camp, argent dont ils ne voient pas la couleur et qui profitent seulement au gouvernement du village.

Nn’on’a décide qu’il est temps pour les Hadzabes de changer leur manière de faire et d’aller s’asseoir avec le gouvernement du village pour aller défendre leur droit.

Je suis heureuse que mon séjour ai pu déclencher au minimum cette volonté d’utiliser les manières de faire « du dehors » pour défendre leurs droits, et j’espère, par mon film actuel et mes futurs projets auprès d’eux, contribuer à contrebalancer cette nécessité de reprendre les outils d’un système qui n’est pas le leur pour défendre leurs droits, par un travail de captation et de réflexion sur leur culture, leurs savoir-faire et leur langue.

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De ces rencontres humaines, de ces vie séparées par nos différences culturelles et de qui je me suis pourtant senties si proches, j’ai tenté d’en capter toute la beauté, la fragilité mais aussi l’intensité, j’ai voulu mettre en valeur la singularité de chaque personne plutôt que l’exotisme d’une tribu réduite à son entité.

En quête de sens et manquant cependant d’expérience dans l’audiovisuel, apprenant le langage de la caméra en même temps que le swahili et l’hadzane, j’ai eu du mal à intégrer les Hadzabes au processus de création d’un film que je ne contrôlais pas du tout.

Occupée à m’adapter à leur manière de faire qui n’était pas la mienne, leur manière d’avoir des paroles et des points de vue qui ne se captaient pas comme je l’imaginais, mettant toute ma volonté à démêler les fils de leur situation, de leur volonté, je n’ai pas réussi à les mettre derrière la caméra au sens technique.

Je me suis plutôt appliquée à oublier mes envies, mes stéréotypes et à suivre leur regard afin de capter leur parole de manière plus subtile que lors des interviews officielles les rendant timides, ou en leur demandant directement « Que dois-je filmer? », ce qui les amenaient seulement à me montrer ce qu’ils savaient intéresser les touristes.
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Et après :

De ces trois mois intenses ont été tirées 40 heures de vidéo, de bouts de vies et de paroles, de questionnements et de rires. Maintenant, il faut créer le film. Et bien sûr pour le diffuser: y retourner.

En novembre, des festivals de voyage partout en France

Ce mois-ci, cinq festivals de voyage se déroulent dans l’hexagone. Autant de rendez-vous qui permettent de prendre le large grâce au talent d’écrivains et de réalisateurs peu connus.

Les Écrans documentaires se tiennent à Arcueil jusqu’au 9 novembre. Festival exigeant et militant, il offre un regard toujours pointu sur les chamboulements de notre monde.

Capture d’écran 2014-11-03 à 23.10.41A Gap, du 13 au 15 novembre, chaussez vos crampons pour assister aux 6èmes Rencontres de la cinémathèque de montagne. Ici, on n’observe la planète que depuis ses sommets : ascension du Kilimandjaro, conquête de sommets brésiliens ou indiens. Si vous avez le vertige, abstenez-vous.

Capture d’écran 2014-11-03 à 23.08.40La Rochelle abrite le festival du film d’aventure du 19 au 23 novembre. Une sélection plus éclectique enchantera aussi bien les voyageurs en herbe que les vieux routards. Au programme : une descente de l’Amazone, un tour de France par l’alpiniste Lionel Daudet ou 6 mois de cabotage dans les îles désertes du golfe du Bengale…

Capture d’écran 2014-11-03 à 23.07.12A Toulouse, le festival Terres d’ailleurs accueille aussi des aventuriers du 19 au 23 novembre. Entre autres, Louis-Marie Blanchard, conteur exceptionnel de l’Asie éternelle présente son film « Mongolie nomade ». Julien Leblay partage avec toujours beaucoup d’enthousiasme sa « Good aventure » : son tour du monde à vélo et en couple.

Capture d’écran 2014-11-03 à 22.04.17A Lyon, les 22 et 23 novembre, se tient le festival Quais du départ. Une traversée de l’Iran à moto et au féminin singulier menée par Mélusine Mallender, un tour du monde de 3 ans à vélo, une conquête des sommets chinois par une bande de fêlés belges et une immersion dans les fjords de Norvège sont quelques unes des réjouissances !

François Picard

L’année 2013/2014 du voyage

L’été est déjà fini, cette saison 2013/2014 se termine sur une note positive étant donné que 97% d’entre vous sont satisfaits de leurs vacances (étude publiée par Club Med et CSA, institut de sondage). Il est maintenant temps de retourner travailler, mais avant, nous vous proposons de faire le point sur cette année sous l’angle du voyage.

Nombre de visiteurs en 2014 (en millions)

Commençons par un petit classement des villes les plus visitées autour du globe selon une étude de Mastercard.

monde

Ca y est, Paris n’est plus la ville la plus visitée au monde. Cette année c’est Londres qui a attiré le plus de touriste suivi de Bangkok, capitale de la Thaïlande.
Retrouvez le classement avec le détail de chaque continents dans
l’étude complète.

Zoom sur la France :

Et quels sont les 10 pays ou régions les plus visités par les français ?

La réponse en chiffre:

10) Mexique : 32 006 visiteurs (-21,1%)

9) Écosse : 36 042 visiteurs (+17,1%)

8) Tunisie : 52 788 visiteurs (-29,5%)

7) Ile Maurice : 53 622 visiteurs (-12%)

6) Italie continentale : 56 285 visiteurs (-3,5%)

5) République dominicaine : 70 419 visiteurs (-16%)

4) Espagne continentale : 76 881 visiteurs (+1,4%)

1) Maroc : 139 782 visiteurs cette année, soit une baisse de -6,9%

3) Antilles françaises : 80 755 visiteurs (-0,6%)

2) Canaries : 91 400 visiteurs (+11,9%)

1) Maroc : 139 782 visiteurs cette année, soit une baisse de -6,9%

Maroc

Quels sont les plus nombreux visiteurs de la France ?

Avec 84,7 millions de visiteurs en 2013, la France reste le pays le plus visité au monde, mais d’où viennent exactement ces touristes?
Petit classement par nationalité des plus nombreux touristes en France :

10) En dernière position de ce classement les Brésiliens avec 1,2 millions d’entrées

9) Les habitants de l’Océanie ont été 1,3 millions

8) Afrique du nord : 1,4 millions

7) Les Chinois ont été 1,7 millions à nous rendre visite cette année

6) Les États-uniens, 4,2 millions

5) Les Espagnols avec 5,3 millions

4) Les Italiens représentent 7,8 millions

3) Les Belges et Luxembourgeois, 10,5 millions de touriste

2) Les Anglais, avec 12,6 millions

1) Et ce sont les Allemands qui ont été les plus nombreux avec 13 millions de touristes cette année

Les pires villes du monde

On pense souvent aux villes les plus attractives mais nous ne pensons jamais à celles qui le sont le moins. Le magazine voyage Condé Nast Traveler permet à ses lecteurs de noter les villes aux quatre coins du monde et nous livre son classement des pires villes du monde avec les commentaires :

10) Nassau, Bahamas : C’est le paradis, mais je vous recommande de rester dans votre hôtel. La ville elle-même a tendance à être un peu dangereuse.

9) Monte Carlo, Monaco : C’est tape-à-l’œil et surpeuplé.

8) Milan, Italie : N’y allez pas. C’est décevant.

7) Francfort, Allemagne : Tout le monde est distant à part les touristes.

6) Beijing, Chine : Des rues sales et un trafic affreux.

5) Marseille, France : Restez à l’écart! Atmosphère menaçante pour les touristes.  

4) Paris, France : Le parisien ne bougera pas d’un pouce pour aider.

3) Moscou, Russie : Des gens antipathiques.

2) Cannes, France : Un Vegas européen.

1) Johannesburg, Afrique du Sud : Il est dangereux d’y voyager seul.

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Bonne rentrée à tous, AVI vous souhaite une nouvelle année pleine de voyages et de découvertes !

Par Carl Schroeder
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Compte rendu de la Grande Soirée Solidaire 2014

Cette grande soirée du voyage solidaire 2014 fut couronnée de succès ! Une salle comble, de l’émotion, du partage et de la solidarité.

Place aux lauréats:

Les lauréats 2012/13

Les lauréats 2012/13

La soirée a commencé par une présentation de chacun des projets 2013. Les lauréats de l’année dernière nous ont offert un compte rendu de leurs expériences avec une projection de 10 minutes, puis ils nous ont raconté le déroulement de leur projet avant de répondre aux nombreuses questions du public. De belles images et des lauréats très investis ont su transmettre une vive émotion. Les retours sont positifs, beaucoup de travail et de persévérance se sentent dans les récits de nos invités mais les efforts ont porté leurs fruits. En effet les installations et améliorations créées et mises en place (jardin potager, mise en place d’un troc organisé, construction de toilettes sèches, formations autour de l’hygiène et l’alimentation, etc.) sont en activité aujourd’hui, et autonomes. Voici les projets:

  • Jean-Michel Courtois nous a expliqué comment avec son équipe, il a construit des toilettes sèches dans un village au Laos. Ils ont également formé quelques personnes sur place aux questions d’hygiène.
  • Mené par Alexandre Vannier-Moreau, le groupe du projet « Autopias » s’est installé trois mois dans un quartier de Quito en Équateur. Ils y ont mené des actions dans quatre directions : la nutrition, l’architecture, la psychologie et l’économie sociale.
  • Au Malawi, Frédéric Mary a implanté un jardin fruitier et potager géré selon les règles de la permaculture, en concertation avec les équipes locales.
  • François Chassagne et un autre pharmacien ont travaillé pendant neuf mois dans le Mondulkiri au Cambodge, en vue d’une valorisation des savoirs traditionnels de l’ethnie Bunong. Leur action ciblait principalement les plantes à propriétés anti-diarrhéiques/antispasmodiques, antiparasitaire/antibactérienne et réhydratantes/nutritives.

Les lauréats 2014:

Les lauréats 2014 nous ont présenté leurs projets tout autant prometteurs. Voici un résumé des actions qu’ils prévoient de mettre en place :

Lauréats 2014

Les lauréats 2014 avec François Picard et le directeur d’AVI, Philippe Gojon

« Les Hadzabes derrière la caméra«  : Marion Longo réalisera un documentaire sur ce peuple de chasseurs-cueilleurs de Tanzanie. En leur donnant la parole et la caméra, elle espère aider à la sauvegarde de leur culture en péril. « Des Abeilles et des Éléphants«  : Alexia Rondeau et 3 élèves de l’École nationale vétérinaire de Toulouse iront en Zambie inciter certaines communautés à entourer leurs villages de ruches pour se protéger des éléphants. Le but : favoriser l’utilisation des produits de la ruche tout en repoussant les éléphants. « Topo sans frontières – Mission Sri Lanka«  : Loïc Idrès et 6 élèves de l’École Supérieure des Géomètres et Topographes (ESGT) du Mans effectueront la remise en état de bassins de cultures et aideront à rétablir les limites de propriétés. Ils amèneront du matériel et échangeront avec les élèves de l’université locale de topographie.  

Nos invités spéciaux:

Luc Federmeyer et Maurice Freund nous ont présenté leur reportage émouvant sur le tourisme responsable : Alors que la presque totalité du Sahel est sous la menace des enlèvements d’Occidentaux perpétrés par des islamistes, un massif montagneux du Nord du Tchad fait figure d’exception. Pionnier français du tourisme responsable, Maurice Freund, décide d’y emmener un groupe de Français en 2012. Merci à eux d’avoir fait le déplacement et d’avoir pu échanger avec le public.

La fin de soirée:

Les invités ont ensuite longuement discuté autours d’un verre et la soirée s’est terminée comme elle avait commencé, de manière solidaire.

Merci à toutes et à tous d’être venus. Rendez-vous l’année prochaine pour savoir comment ce sont déroulés les projets de nos lauréats 2014 et encourager de nouveaux projets lauréats 2015.

Par Carl SCHROEDER
Minilogo

Projet coup de coeur : Pianocéan

Pianocéan

Pianocéan est un projet créé par Marieke Huysmans Berthou. Cette pianiste chanteuse de 26 ans aux influences classiques et jazz est aussi une navigatrice diplômée de l’écPianocéanole de navigation de Glénans. Les autres membres de l’équipe sont Sylvain Canaferia, et Anne-Lise Lepellec. Sylvain est un marin aux 10 années d’expérience ayant déja beaucoup travaillé dans le milieu associatif. Anne-lise est une photographe voyageuse ayant travaillé longtemps avec Marieke.

Le projet:

L’équipe de Pianocéan a aménagé leur goélette du nom de « Lady Flow »pour en faire un studio musical : la cabine arrière hébergera un studio d’enregistrement de qualité professionnelle ainsi qu’un piano et un système de sonorisation. Le piano et le système de sonorisation seront mobiles et s’installeront sur le pont arrière afin de donner en représentation le répertoire de Pianocéan. Il sera composé d’œuvres interculturelles réalisées en collaboration avec les habitants locaux. L’objectif est de créer une œuvre qui raconterait l’histoire locale en musique pour ensuite être représentée en publique sur le pont du bateau. Voici l’itinéraire prévu pour Avril 2015 : La goélette Lady Flow, quittera le port de Sète pour longer les côtes françaises et rejoindre Monaco. Le voilier se dirigera ensuite vers la Corse puis rejoindra l’Italie pour descendre jusqu’en Sicile.

L’organisation:

Une escale durera environ 6 jours, le temps de nouer des liens avec les locaux, de rechercher des musiciens et de monter un représentation qui se fera sur le pont de la goélette.

Jour 1, 2 et 3

Rencontre des habitants, artistes, gardiens de la mémoire de l’île de toute génération. Alternance de visites sur l’île et de « permanences » sur le voilier : visite de l’outil Pianocéan, écoute des enregistrements des îles précédentes, récit des précédentes rencontres. Un temps d’échange avec les écoliers de l’île sera organisé systématiquement : visite du voilier, atelier d’enregistrement, discussion autour du projet Pianocéan, la richesse des différentes cultures, l’aventure et le voyage. Des échanges avec des classes françaises pourront être mis en œuvre.Pianocéan 2

Jour 4 et 5

Avec les personnes volontaires, une création collective musicale sera réalisée. Il s’agit de mettre en musique et en mots une partie du patrimoine de l’île. Ce travail de création se construira autour d’un air local, d’un poème, d’une légende, d’une histoire de l’île. La fin de la 5ème journée sera consacrée à l’enregistrement de cette création collective dans le Studiocéan.

Jour 6

Le soir du dernier jour, une représentation sera organisée. Depuis le pont du Lady Flow, la « Pianigatrice » interprétera les airs composés au cours du voyage et transmettra les histoires des îles déjà parcourues. Ce rendez-vous préparé tout au long de la semaine sera un moment privilégié d’échange avec l’ensemble des habitants du territoire. Les participants à la création collective monteront à bord pour venir interpréter leur œuvre.

L’ensemble des temps de rencontre, de création, les ateliers et les représentations, sera proposé gracieusement à la population locale. Il s’agit d’événements gratuits et accessibles à tous.

Si vous avez aimé le projet vous pouvez leur rendre visite sur leur site, ou sur leur page facebook.

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Lauréat de la bourse AVI 2014 : Des Abeilles et des Eléphants

Bannière Bourse

Des Abeilles et des Éléphants

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© Michel Rilhac 2014

Un projet mené par Alexia, Hélène, Clothilde et Marine, 4 étudiantes en 2ème année de l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse. Les lauréates AVI vont partir en Zambie pour gérer un conflit qui menace de dégrader à la fois le niveau de vie des locaux, mais aussi l’environnement de ces derniers. En effet les éléphants là-bas sont une menace pour les populations, mais nos lauréates comptent bien leur venir en aide, tout en préservant leur environnement: voici un aperçu du projet « Des Abeilles et des Éléphants »

Le contexte :

Après une période de braconnage intensif dans les années 1970 et 1980, les effectifs d’éléphants sont en augmentation en Afrique. Mais parallèlement, leur habitat est progressivement réduit par l’extension des activités humaines. Les conflits Homme/Éléphant deviennent de plus en plus fréquents. Les paysans défendent leurs ressources en leur jetant des pierres, en tirant des coups de feu en l’air, voire en braconnant les animaux, même si c’est illégal. Ces conflits sont à l’origine de blessures voire de morts tant du côté des hommes que des éléphants, et rendent les éléphants de plus en plus agressifs. Des méthodes plus pacifiques existent. L’usage de barrières électrifiées, de barrières enduites d’huile pimentée ou la production de piment (répulsif naturel) sont des techniques de dissuasion qui ont déjà fait leurs preuves.

L’origine du projet :

Le docteur Lucy King a déjà abordé la question et est l’auteur du projet “Elephants and Bees”. Cette chercheuse britannique a montré que les éléphants adoptent un comportement de fuite au bruit des abeilles dérangées et émettent un infrason pour prévenir les éléphants des alentours du danger. Des barrières de ruches sont déjà installées autour des fermes au Kenya, au Botswana, en Tanzanie, au Mozambique et en Ouganda. Les ruches sont reliées les unes aux autres par un fil, ce qui fait que si un éléphant tente de pénétrer dans la ferme, ce n’est pas une ruche mais plusieurs qui vacillent et laissent s’échapper les abeilles dérangées.

abeilles et éléphants

Leur projet :

Alexia, Hélène, Clothilde et Marine souhaitent reproduire le projet de construction de ruches du Dr. King dans le parc national Kasanka en Zambie. Les dégâts causés par les éléphants sur les cultures posent un réel problème économique pour ces paysans de subsistance. La sécurité alimentaire des populations voisines du parc est mise en péril. L’objectif est donc d’améliorer les conditions de vie des populations locales. Cependant, en tant que futures vétérinaires, le maintien de la biodiversité et la préservation des éléphants du parc leur importent tout autant. De plus, ces animaux sont l’attraction phare du parc. Ils permettent son développement touristique et donc, indirectement, le développement des villages voisins.

Ces pachydermes sont donc un patrimoine avec lequel les villageois doivent apprendre à cohabiter s’ils veulent pouvoir se développer.

La porteuse du projet Alexia Rondeau sera présente à notre soirée du voyage solidaire le 2 juin:

Nos lauréats partirons avec des assurance Marco Polo offerte par AVIMarco Polo

Par Carl SCHROEDER Minilogo

Lauréat de la bourse AVI 2014 : Topo sans frontières au Sri Lanka

Bannière BourseTSF Sri Lanka

Les membres de ce projet font partie de l’association Topo Sans Frontières (TSF) et réunit des étudiants de l’École Supérieure des Géomètres et Topographes (ESGT) du Mans. À travers leurs missions, principalement en Asie et en Afrique, les étudiants sont acteurs de la solidarité internationale et permettent ainsi d’aider et de former en topographie les populations locales dans les pays en voie de développement. Aujourd’hui, l’équipe de TSF a choisi de partir au Sri Lanka.

Les apports de nos lauréats vont se faire sur 3 plans :

Travaux Topographiques:

Les membres de TSF vont effectuer la remise en état de bassins de cultures appelés « Tanks » et rétablir les limites de propriétés. Les « tanks » (réservoirs d’eau) sont utilisés pour l’évacuation des eaux usées mais aussi pour l’irrigation des cultures. Leur préservation est donc nécessaire puisque le secteur agricole tient encore une part importante dans l’économie du pays. Le bornage des propriétés permet par la suite, de constituer une base de données foncière appelée à devenir le cadastre sri lankais.Sri lanka 2

 Apport De matériel:

 Des dons de matériel topographique à l’université de Sabaragamuwa et à l’association Rural Irrigation Maintenance Division (RIMD) seront faits dans le but d’offrir une formation plus approfondie aux géomètres et étudiants sri lankais afin de leur donner les moyens de continuer les travaux en autonomie après le départ des lauréats.

 Échange, Rencontre et formation:

La rencontre des étudiants et professeurs de la section géomatique permettra  d’échanger les connaissances et de réduire les inégalités de formations respectives.

 

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© Michel Rilhac 2014

Les lauréats de la bourse AVI vont donc contribuer à améliorer les conditions de vie des habitants en effectuant des travaux complexes et onéreux ne pouvant être assumés dans leur totalité par les populations locales.

 

 

Loïc Idres, le porteur du projet TSF, sera présent à la soirée du voyage solidaire

le 2 juin: http://on.fb.me/1prss9i

 

Les lauréats partiront avec une assurance Marco Polo offerte par AVI:

Marco Polo

Par Carl SCHROEDER

Minilogo