C’était la Grande soirée du voyage solidaire

Pagode

Lundi 1er juin dernier s’est déroulée la traditionnelle Grande soirée du voyage solidaire, organisée par AVI International et Culture-Aventure qui s’est tenue pour la première fois cette année, dans un cinéma mythique parisien : La Pagode, au cœur du 7è arrondissement.

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Les lauréats 2014 de la Bourse AVI International ont présenté leur comptes-rendus vidéos. Marion Lango venait du Tarn afin de raconter son immersion dans une tribu nomade de Tanzanie. Son projet « Les Hadzabes derrière la caméra » devait donner la parole à ce peuple en lui permettant d’écrire son propre film. La jeune réalisatrice a pu évoquer ses difficultés sur place à concrétiser son projet. Malgré les obstacles, elle poursuit le montage de ce documentaire et entend retourner en Tanzanie afin de le montrer à ceux qui l’ont accueillie.

Tous les membres du projet « Des abeilles et des éléphants » étaient aussi présents à la soirée pour présenter leur compte rendu vidéo. Alexia Rondeau, Hélène Baudel et Marine Pascal sont revenues sur leur initiative de disposer des ruches autour d’un village de Namibie afin d’en éloigner les éléphants et protéger ainsi les champs. Là encore, les difficultés à appréhender les différences culturelles n’ont pas manqué. Mais les étudiantes de l’école vétérinaire de Toulouse sont heureuses d’avoir pu mener à bien leur action, inspirée par les travaux de Lucy King, du Elephant and bees project.

En bonus, le public a pu visionner le compte-rendu vidéo du projet « Educa-Bobo » de Carline Terjan-Coulibaly. Il avait reçu un prix spécial lors de l’édition 2013 de la Bourse AVI International car il prolongeait l’action de Carline et son mari, récompensée en 2011 par la première édition de la Bourse AVI International.

Après avoir été félicités par le directeur d’AVI International Philippe Gojon, les nouveaux lauréats de la Bourse AVI International ont été présentés au public venu nombreux :

L’Art relie les peuples – Street Art Amazonia
Pendant un an, Esther Folleas et Émilie Longin (Rhône) réaliseront une « fresque interculturelle » monumentale et itinérante, constituée par 100 peintures de jeunes de communautés autochtones d’Amazonie péruvienne.

Une production fromagère péruvienne pour dé-marginaliser les Quechua
Pendant un an, Charles Belair et Julia Steiner (Loire) mettront leurs compétences en développement local et durable au profit de l’association ALLPA, qui accompagne ces populations autochtones dans l’amélioration et la commercialisation de leur production laitière.

Cinécyclo Tour du Sénégal
De novembre 2015 à juin 2016, Vincent Hanrion (Côte-d’Or) effectuera un voyage à vélo de 3000 kilomètres pour offrir des projections vidéos grâce à une génératrice à pédales dans des villages isolés dépourvus d’électricité du Sénégal.

Plusieurs membres du jury de la Bourse AVI International étaient présents pour l’évènement :
–  Amandine et François, blogueurs de voyage et auteurs du site un sac sur le dos. – Chloé Faussat, représentait le réseau Twam qui met en relation hôtes et voyageurs souhaitant partager leurs expériences.
– Didier Jehanno, qui a créé il y a plus de 25 ans l’association pour voyageurs ABM.

Pour clôturer la soirée, le réalisateur Denys Piningre a présenté son film « Le néon et le goudron ». Pendant plusieurs années, il a suivi un village du Burkina-Faso, sur le point d’être électrifié et relié au reste du pays par une route goudronnée.

Enfin, le public, les lauréats et membres du jury de la Bourse se sont retrouvés autour d’un cocktail dans les jardins de la Pagode.

Bourse AVI du Voyage Solidaire : Compte rendu du projet Educ’A Bobo

L’année dernière, le prix spécial du jury a été attribué au projet Educ’a Bobo, piloté par Carline TERJAN-COULIBALY. Dans le cadre de son projet avec AVI, Carline est partie au Burkina Faso, dans la ville de Bobo-Dioulasso. Petite précision : une classe dans les écoles au Burkina Faso est constituée de 90 à 200 élèves. C’est pourquoi Carline s’est rendue dans le village de Bobo-Dioulasso pour y construire une école. Son but était de favoriser la scolarisation et de permettre l’accès à une éducation de qualité aux enfants démunis.

Les travaux

Avant de partir, Carline et son équipe ont suivi un stage de 2 semaines dans une entreprise du bâtiment située dans les hauts de Seine près de Paris. Pendant leur stage ils ont pu se rendre sur différents chantier et participer aux activités sur place. De cette façon les participants ont pu acquérir les compétences en maçonnerie et en construction nécessaires à la réalisation d’un tel chantier.

Bâtiment A

Les travaux ont commencé par le bâtiment A et la maçonnerie, le sol et les murs.

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Une fois le sol et les murs installés, l’équipe a pu monter la toiture.
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L’équipe Educa’Bobo s’est ensuite attelé aux fermetures métalliques : fenêtres et portes.
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Ont alors commencé l’installation de l’électricité, des dalles au sol et de tout le crépissage intérieur.educabobo 4

La finition extérieure a alors clôturé la partie construction de ce premier bâtiment.educa'bobo5.docx

Les murs et le tableau ont ensuite été peints et le matériel scolaire a été commandé puis installé. Ce premier bâtiment servira à accueillir 2 classes de primaire.

 Bâtiment B

Pour le bâtiment B, Carline s’est occupé seulement de la fabrication des briques et de la préparation du terrain sur lequel sera construit ce deuxième bâtiment.

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Les travaux ont continué après leur départ et l’inauguration a eu lieu le 1er Octobre 2014. L’équipe continue cependant à chercher des parrainages pour permettre aux familles en très grande précarité de fréquenter cette école.

 Communication:

Sur le plan de la communication autour de cette école, Carline a pu produire :

  • 2 panneaux de signalisation : 1 pour l’enseigne sur la façade de l’école, l’autre pour indiquer l’école depuis la grande voie à proximité
  • 1 modèle d’affichette annonçant l’inauguration de l’école, pour communiquer auprès des populations et des autorités locales
  • 1 modèle de prospectus invitant la population à s’inscrire (présentation de l’école et de ses avantages, dates d’inscription, tarifs

Une école utile et efficace pour des enseignements de qualité à un prix inférieur aux autres écoles existantes…Bravo à Educ’a Bobo pour ce beau projet. 

Bourse AVI du Voyage Solidaire : Compte rendu du projet Hygiène et Santé dans les villages Hmong du Laos

L’origine du projet

C’est en 2010, pendant un voyageVillage au Laos, que Jean-Michel Courtois découvre le village Hmong. Cette belle histoire est née d’un heureux hasard. Quand son guide et lui s’embarquent sur une mauvaise piste dans la montagne de Ban Huey Pong, ils étaient loin d’imaginer l’histoire qui s’en suivrait. Ils marchèrent dans la forêt pendant 8 heures avant de tomber sur ces villageois avec qui il noua des liens très forts. Cette découverte fut pour Jean-Michel un choc émotionnel et culturel et il s’engagea à y revenir l’année suivante.Famille Hmong

Les toilettes sèches

Notre lauréat a voulu commencer par améliorer les conditions d’hygiène dans lesquelles vivaient ces villageois. La première étape est passée par la construction de toilettes sèches. C’est une construction difficile à réaliser et qui a mobilisé l’énergie de tout le village. Pour ce faire, l’équipe a pris contact avec les services du Parc Régional du Pilat, au dessus de Saint-Étienne, qui avaient installé en toute satisfaction ce type de toilettes dans son Parc. L’entreprise spécialisée a donné l’autorisation de s’inspirer de leurs plans. Pour finaliser le projet, un membre ami architecte a par ailleurs adapté les plans en fonction des possibilités techniques locales.plans Le principe de ces toilettes est relativement simple. Il s’agit d’intercaler dans la fosse une grille métallique qui fait office de séparation entre le solide et le liquide. Le solide reste sur la grille et est séché par la chaleur ambiante et par un fort système de ventilation. Deux grilles à l’arrière des toilettes permettent de récupérer la matière et de s’en servir comme compost. Le liquide quant à lui s’évapore. La condition d’un bon fonctionnement suppose que les toilettes soient orientées plein Sud et que la fosse soit parfaitement hermétique.

Le chantier

La première étape de la construction a été de rassembler les différents matériaux pour pouvoir mener à bien le chantier. Le ciment et les parpaings ont été achetés dans la vallétravauxe à une vingtaine de kilomètres du village. Les différents éléments métalliques permettant d’assembler les grilles ont été, eux, achetés à une cinquantaine de kilomètres. Ces achats éloignés ont également posé le problème de leur récupération. À l’inverse, le sable et les galets ont directement été pris dans la rivière. travaux2Le chantier s’est déroulé en plusieurs étapes avec la participation de tout le village. Femmes, adolescents et hommes ont donné de leur personne pour que les toilettes sortent de terre. Curieux, les enfants ne perdaient rien de ce qui se faisait. Tout cela s’est passé dans une bonne ambiance et le soir, tous se retrouvaient autour d’un bon repas fait de pousses de bambous bouillies et de riz gluant.

Un imprévu

Les toilettes sèches achevées, Jean -Michel et les villageois se sont aperçus qu‘elles n’étaient pas si sèches que cela ! En effet une mauvaise isolation de la cuve doublée des effets de la mousson n’ont pas permis de maintenir la cuve dans un état de sécheresse suffisant. Les membres du projet sont donc revenus sur place en 2014 pour colmater comme ils l’ont pu les espaces qui laissaient s’infiltrer la pluie. Par précaution une évacuation qui donne dans un puisard (système de drainage) a été ajoutée.

L’association Peuples et montagnes du Mekong

Jean-Michel Courtois a créé l’association Peuples et Montagnes du Mekong afin de permettre à tous ceux qui le veulent de s’investir pour ces villageois laotiens. Le projet prend plus d’envergure et concerne aujourd’hui des domaines comme la médecine. En effet, en 2013, une mission médicale a été menée en compagnie de 3 médecins à Ban Pakeo. Des soins élémentaires ont pu être dispensés aux nécessiteux et la mission a aussi permis de détecter plusieurs cas graves, dont celui d’un jeune adolescent atteint d’une maladie du cœur : une CIV (communication inter ventriculaire) qui nécessite une opération délicate par des chirurgiens cardiologues spécialisés, spécialité n’existe malheureusement pas encore au Laos. Après un an d’efforts pour que la maladie de cet adolescent soit prise en compte, c’est enfin fait depuis le lundi 2 juin. Le garçon a été opéré par une équipe française et il se porte bien! Au mois de juin, une équipe de deux infirmières et d’un infirmier ont commencé une mission de formation auprès des infirmières Lao de l’Hôpital d’Oudomxai. Au mois de Novembre, une deuxième mission médicale sera conduite auprès des villages reculés de montagne.

Au mois de Mai à l’occasion d’un voyage solidaire, l’association a financé l’équipement complet d’une classe de collège (tables, chaises, tableau), y compris de nouvelles toilettes. 5 autres écoles ont été approvisionnées en matériel scolaire classique (cahiers, crayons pour chaque élève). Toujours dans le domaine scolaire, l’association soutient également deux structures un peu particulières : le Centre pour Jeunes Sourds et Malentendants de Luang Prabang et le seul Centre pour Jeunes Autistes existant au Laos à Vientiane.

 Le projet en vidéo

Bourse AVI du Voyage solidaire : Compte rendu du projet « Autopias » en Équateur

Le projet « Autopias » avait pour but de contribuer à l’autonomie des populations défavorisées en proposant des actions participatives, écologiques, peu coûteuses et adaptées aux problématiques locales. Nos lauréats ont donc, pendant 3 mois, dédié leur énergie, leur temps et leur matière grise aux 300 enfants des écoles Primavera et Honrar La Vida, situées dans le quartier défavorisé de Jaime Roldos au nord de Quito, capitale de l’Équateur. Les domaines concernés par les travaux de nos lauréats ont été : la nutrition, l’architecture, la psychologie et l’économie sociale. L’équipe Autopias est composée d’Alexandre VANNIER MOREAU, Maud RIVIERE, Baptiste BOURDEAU, Arnaud BOURBOUAC, Aude GAMBIEZ, Soazic GRARD, Marine PANAZOL.

Nutrition

Le jugo matinal

Pour avancer sur le sujet de la malnutrition dans ces écoles d’Équateur, les membres d’Autopias ont monté un projet durable et écologique. Ce projet est construit autour de la Spiruline. La Spiruline est une algue comestible souvent utilisée comme complément alimentaire. La Spiruline est hyper protéinée et riche en vitamines et minéraux. Les membres d’Autopias ont négocié un partenariat avec Andes Spirulina, une entreprise locale productrice de Spiruline qui s’est engagée à faire des dons de Spiruline régulièrement à l’école Honrar la Vida. D’autre part, ils ont élaboré une préparation appelé « Jugo Matinal » qu’ils ont transmis aux cuisinières de l’école : le jus hyper nourrissant est distribué toute l’année à hauteur de 2 fois par semaine.

Spiruline

Potager éducatif

En ce qui concerne l’école Primavera, l’équipe Autopias a organisé la mise en place d’un potager : retourner la terre et l’enrichir en humus grâce aux déjections des animaux voisins. L’école s’est ensuite chargée d’y planter les graines et les plantes désirées en faisant des ateliers avec les élèves. La création de ce potager va donc servir aux enfants pour apprendre à cultiver, et leur fournira une source de nourriture durable

Architecture et aménagement du territoire

La Quebrada

Le quartier possède une quebrada, c’est-à-dire une faille topographique où s’écoulent les eaux pluviales. Elle est située à quelques centaines de mètres des écoles et est considérée par la plupart des habitants comme une déchèterie. Sous quebradal’impulsion de nos lauréats, s’est constitué un groupe croyant en la possibilité d’en faire un lieu de vie et un parc public.  Avec 60 riverains ils sont parvenus à planter 220 arbres, et 80 mètres carrés de potager sont maintenant prêts à être utilisés par les enfants des écoles Honrar La Vida et Primavera. À long terme, l’objectif est de régénérer ce patrimoine naturel et de le rendre accessible aux habitants : faire d’une déchèterie dangereuse un parc pour tous !

Façade du centre culturel

En réponse à une demande exprimée par le centre culturel Loyola, une minga (travail collectif) a été organisée par les architectes d’Autopias (Alexandre et Marine) avec les habitants du quartier afin de refaire la façade d’entrée du centre culturel grâce à desenduit terre enduits en terre. Afin de favoriser des répliques dans le quartier, un guide a été réalisé: El Manual del enlucido natural con la tierra de su jardin (Manuel d’enduit naturel, avec la terre de son jardin). Des exemplaires à l’espace culturel sont en libre accès au centre.

Psychologie

Des mesures ont été prises afin de travailler sur les problématiques de confiance en soi et d’estime de soi, de maltraitance, de violence familiale, et d’isolement avec les enfants, et sur les liens de solidarité au sein du quartier et la construction de solutions face aux problèmes du quotidien avec les mamans des élèves. Un accord a aussi été établi avec l’Université Centrale d’Équateur et ses étudiants en psychologie dans chacune des écoles. Cette action permet de pérenniser le renforcement du soutien psychologique à Primavera et de l’initier à Honrar la Vida.

Suivi psychologique des enfants

Maud Riviere a suivi une dizaine d’enfants en entretien individuel en travaillant sur des problématiques spécifiques (violence, inceste, solitude, problématiques identitaires) et aide les enfants à renforcer leur confiance en soi, l’auto-estime et l’affirmation de soi.

Autonomie des mères

Chaque soir, Maud et Patricia, la psychologue de l’école, ont reçu des groupes de mères (entre 5 et 10) afin de travailler sur l’autonomie. Durant ces groupes de thérapie communautaire, les psychologues sollicitaient la créativité des participants afin qu’ils travaillent collectivement sur des problématiques vécues isolément (machisme, sentiment de dépendance au mari, enfermement dans des cercles de violence, etc.).

La voie des contes

Activités à base de lectures et jeux de rôles. Ce travail permet au groupe de symboliser des vécus autrement trop difficiles à aborder. Dans un climat social où dominent l’individualisme, la solitude et la méfiance les uns envers les autres, ce groupe a été apprécié des participants qui ont ainsi eu l’opportunité de partager des temps forts émotionnellement et de travailler sur leur vécu tout en restant « protégés » par les personnages du conte, qui à la fois leur évitent de se mettre à nu tout en offrant un prétexte pour parler de soi.

Sensibilisation à la sexualité :

Une intervention « sensibilisation à la sexualité » a eu lieu sur deux jours, auprès de deux classes, dans l’école Primavera. A travers des jeux, activités ludiques et débats, psychologieont été abordées les questions sensibles relatives à l’image du corps, le respect de l’espace vital de chacun, les relations de couple, l’intimité. Un temps de « prévention aux agressions sexuelles » a aussi été intégré dans l’atelier.

Économie sociale

Club de troc

En partenariat avec le CDC (centre culturel de quartier) et La Trueca (association de troc basée à Quito), Baptiste Bourdeau a aidé à mettre en place un système d’échange de type ‘troc’ de biens, de services et de savoirs dans le quartier de la Roldos. Deux femmes se sont engagées à faire vivre l’association en programmant et animant des réunions mensuelles. Un panneau d’annonces a été fixé sur un mur du centre culturel, et La Trueca servira d’interlocuteur direct si besoin. Un jour après la pose du panneau, une dizaine d’annonces étaient déjà affichées! Échange de mobilier, de cours d’anglais, d’informatique, de danse,  etc.

Autopias en vidéo

La Bourse AVI : Compte rendu du projet « Valorisation de plantes médicinales dans la communauté Bunong »

Remèdes planteVous vous demandez peut-être ce que nos précédents lauréats ont accompli pendant leurs voyages solidaires?

Voici le compte rendu du projet de François Chassagne et Julien Taupin au cours de leur séjour au Cambodge. Ces deux pharmaciens sont partis pour mettre au profit de l’ethnie Bunong, leurs compétences techniques et sociales de pharmaciens. Leur objectif a été la préservation et la valorisation des savoirs traditionnels de cette population dans le domaine médicinal. Le tradipraticien (personne pratiquant une médecine non conventionnelle, traditionnelle) local avait déjà commencé à préparer des remèdes à base de plantes pour ses congénères. François et Julien sont donc intervenus afin d’assurer la qualité du produit et la sécurité des patients.
Nous allons reprendre étape par étape le déroulement de leurs travaux.

Projet de développement avec le jeune tradipraticien

Il a d’abord fallu que nos deux lauréats se renseignent sur les plantes utilisées dans les remèdes traditionnels. Ils se sont focalisés sur six remèdes utilisés pour traiter les maux d’estomac, les hémorroïdes, les toux, les leucorrhées et ceux pour donner de l’énergie et aider à améliorer la santé après l’accouchement (traitement très utilisé au Cambodge). Pour cela ils ont donc travaillé avec le tradipraticien Bunong avec qui ils se sont entretenus plusieurs jours par l’intermédiaire d’un interprète.

Récolte des plantes

La deuxième étape était ensuite de récolter (en présence du tradipraticien) toutes les plantes utilisées pour ces six remèdes. (Un remède peut contenir jusqu’à 20 plantes différentes !). Nos lauréats ont récolté ainsi plus d’une cinquantaine de plantes en différentes saisons (sèche : janvier-mars, et humide : avril-juin).sac de plantes

Identification et tri de chaque plantes

La troisième étape consistait à identifier précisément chaque plantes, puis à effectuer un herbier de toutes les plantes utilisées. De cette manière le tradipraticien peut maintenant continuer à travailler seulherbier.

La collaboration de l’herbier national de Phnom Penh leur a été d’une grande aide, et l’utilisation de divers ouvrages de botanique généraliste, ou plus spécifique au Cambodge (Flore photographique du Cambodge; Dictionnaire des plantes utiles au Cambodge….) a été incontournable. Nos deux lauréats ont aussi comparé leurs planches d’herbiers à celles en accès libre sur le site du Museum National d’Histoire Naturelle de Paris.

Conception de notices

A partir de toutes les informations recueillies, François et Julien ont élaboré une notice d’emploi détaillant la composition de chaque remède, les quantités de plantes utilisées, les lieux de récolte, le mode d’utilisation, les précautions à suivre, les conditions de conservation et les coordonnées du tradipraticien. Ainsi, les patients auront la garantie que le remède ne relève pas du charlatanisme.

Recherche auprès des villageois

Le même travail a été effectué avec des villageois lambda. 52 d’entre eux, de tous âges, ont été interrogé sur les matières médicales (plantes, animaux, champignons, produits d’insectes) utilisées pour soigner 10 pathologies différentes (Fièvre/rhume, Paludisme, Brûlure, Blessure, Maux d’estomac, Toux, Diarrhée, Rhumatisme, Maux de tête, entorse/foulure et traitement après l’accouchement). Les plantes ont ensuite été récoltées, séchées et triées dans un herbier.valorisation des plantes 3
Les résultats ont montré qu’un fort pourcentage de villageois possède une connaissance en médecine traditionnelle. Plus d’une soixantaine de plantes ont été décrites dont certaines sont très populaires (le goyavier pour traiter les diarrhées notamment). Ils peuvent aussi bien utiliser des feuilles, de l’écorce ou des racines dont ils extraient les principes actifs grâce à de l’eau bouillante.

Ces 9 mois de dur labeur ont donc porté leurs fruits, et Julien et François ont atteint leur objectif. La communauté Bunong a maintenant un système médical clair et efficace sur le long terme et qui devrait leur permettre de mieux se soigner.
Félicitation à François Chassagne et Julien Taupin pour cette belle réussite.

Le projet en vidéo

Les lauréats de la bourse AVI International bénéficient d’une assurance voyage gratuite offerte par AVI International.

Par Carl SCHROEDER
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Projet coup de coeur: Handirection du monde

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Handirection du monde :

Le projet d’Handirection du monde, c’est de voyager autour du monde pour des handicapés et avec des handicapés. Le système est simple : des groupes constitués d’une personne valide et d’une handicapée vont voyager dans des pays partout autour du monde (Indonésie, Cambodge, Madagascar, Chili, etc.) pour y mener des actions autour du Handicap. Ces actions se diviseront en 4 points principaux :

  • Vivre des expériences hors du commun et en rapport avec les cultures des différents pays (comme la pirogue ou le trek) tout en tenant compte, bien sûr, des possibilités liées au handicap de chacun. En effet, les membres d’Handirection souhaitent vivre leur voyage dans le dépassement de soi pour qu’il ait un réel impact sur leur manière de vivre le handicap.
  • Mener une action de sensibilisation dans les pays traversés, et en France via l’organisation d’événements et l’écriture d’un livre.
    Pour comprendre comment est abordée la question du handicap, sur le plan socioculturel, médical et institutionnel, les membres d’Handirection organiseront des événements « tables rondes » avec des professionnels du handicap locaux.
  • Partager le quotidien des personnes handicapées dans les pays traversés, découvrir leurs cultures et échanger sur leurs réalités de vie.
    Handirection prévoit d’aller à la rencontre de la population locale : accueil chez l’habitant, si possible dans la famille d’une personne handicapée, pour vivre et partager le handicap au quotidien.
  • Rencontrer des associations ou des réseaux d’entraide, les médiatiser, les faire connaître pour ensuite échanger expériences, connaissances et bonnes pratiques. Le projet est aussi de rechercher ce qui existe en terme d’accompagnement du handicap (insertion professionnelle, accessibilité, aides de l’état, loisirs…).

L’équipe :


Perrine :handirection

« Après 12 ans d’ergothérapie et 15 ans d’engagement associatif dans le domaine du handicap, je profite d’une transition professionnelle pour réaliser un rêve : allier mon intérêt pour le contact et l’accompagnement de personnes handicapées et mon goût du voyage, de l’aventure. »

 Émilie :

« En tant que traductrice, je porte déjà un vif intérêt pour les langues et par conséquent les cultures autres que la nôtre. Et en tant que militante dans plusieurs associations de personnes handicapées, je suis curieuse de découvrir ce qu’il se passe dans ce domaine au-delà de nos frontières européennes. »

 Alice :

« Ici Alice, grande passionnée de découverte d’autres cultures. Aujourd’hui, j’ai envie de mettre cette passion au service de l’intérêt commun, et d’aider des personnes handicapées à pouvoir découvrir d’autres pays. Et participer à un échange de bonnes pratiques du traitement du handicap entre ici et ailleurs ! Je me réjouis de ce beau projet. »

Retrouvez toute l’actualité d’Handirection: les équipes, les destinations et bien plus sur leur site: www.handirectiondumonde.com

Développement d’un jardin éducatif dans une école publique à Madagascar

Bannière Bourse

Projet ADD

Aide au Développement Durable

Un prix spécial du jury sera décerné lundi 2 juin par Philippe Gojon, Directeur d’AVI International, à ce projet qui n’a pas pu être inclus parmi les 3 lauréats mais méritait cependant d’être encouragé.

Le projet:

Prix du jury Madagascar

Le terrain prévu pour le jardin maraîcher

L’objectif est de mettre en place et développer un jardin éducatif dans une école publique située dans la commune rurale de Vinaninkarena (Région : Vakinankaratra, Madagascar). Il s’agit d’aménager sur un terrain disponible au sein de l’école une aire de plantation (jardin maraîcher, jardin aromatique, jardin fruitier) pour produire différents fruits et légumes. Le concept du jardin partagé sera développé dans la communauté de l’école comme étant un support pédagogique centré autour de nombreuses activités liées à l’environnement et à la convivialité.

 

Objectifs :

Améliorer l’environnement et les conditions d’apprentissage des élèves, et rendre leur milieu de travail plus attractif Promouvoir un accompagnement éducatif : acquérir le sens de la responsabilité collective, développer le concept de partage et stimuler leur curiosité Être sensibilisés à l’écologie et apprendre à respecter un milieu naturel et vivant Aiguiser leur sens de l’observation par le suivi de l’évolution des plantations dans le temps Initier les élèves aux techniques de culture, leur faire acquérir un savoir-faire

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Élèves en classe de 7ème

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