Projet coup de coeur : Pianocéan

Pianocéan

Pianocéan est un projet créé par Marieke Huysmans Berthou. Cette pianiste chanteuse de 26 ans aux influences classiques et jazz est aussi une navigatrice diplômée de l’écPianocéanole de navigation de Glénans. Les autres membres de l’équipe sont Sylvain Canaferia, et Anne-Lise Lepellec. Sylvain est un marin aux 10 années d’expérience ayant déja beaucoup travaillé dans le milieu associatif. Anne-lise est une photographe voyageuse ayant travaillé longtemps avec Marieke.

Le projet:

L’équipe de Pianocéan a aménagé leur goélette du nom de « Lady Flow »pour en faire un studio musical : la cabine arrière hébergera un studio d’enregistrement de qualité professionnelle ainsi qu’un piano et un système de sonorisation. Le piano et le système de sonorisation seront mobiles et s’installeront sur le pont arrière afin de donner en représentation le répertoire de Pianocéan. Il sera composé d’œuvres interculturelles réalisées en collaboration avec les habitants locaux. L’objectif est de créer une œuvre qui raconterait l’histoire locale en musique pour ensuite être représentée en publique sur le pont du bateau. Voici l’itinéraire prévu pour Avril 2015 : La goélette Lady Flow, quittera le port de Sète pour longer les côtes françaises et rejoindre Monaco. Le voilier se dirigera ensuite vers la Corse puis rejoindra l’Italie pour descendre jusqu’en Sicile.

L’organisation:

Une escale durera environ 6 jours, le temps de nouer des liens avec les locaux, de rechercher des musiciens et de monter un représentation qui se fera sur le pont de la goélette.

Jour 1, 2 et 3

Rencontre des habitants, artistes, gardiens de la mémoire de l’île de toute génération. Alternance de visites sur l’île et de « permanences » sur le voilier : visite de l’outil Pianocéan, écoute des enregistrements des îles précédentes, récit des précédentes rencontres. Un temps d’échange avec les écoliers de l’île sera organisé systématiquement : visite du voilier, atelier d’enregistrement, discussion autour du projet Pianocéan, la richesse des différentes cultures, l’aventure et le voyage. Des échanges avec des classes françaises pourront être mis en œuvre.Pianocéan 2

Jour 4 et 5

Avec les personnes volontaires, une création collective musicale sera réalisée. Il s’agit de mettre en musique et en mots une partie du patrimoine de l’île. Ce travail de création se construira autour d’un air local, d’un poème, d’une légende, d’une histoire de l’île. La fin de la 5ème journée sera consacrée à l’enregistrement de cette création collective dans le Studiocéan.

Jour 6

Le soir du dernier jour, une représentation sera organisée. Depuis le pont du Lady Flow, la « Pianigatrice » interprétera les airs composés au cours du voyage et transmettra les histoires des îles déjà parcourues. Ce rendez-vous préparé tout au long de la semaine sera un moment privilégié d’échange avec l’ensemble des habitants du territoire. Les participants à la création collective monteront à bord pour venir interpréter leur œuvre.

L’ensemble des temps de rencontre, de création, les ateliers et les représentations, sera proposé gracieusement à la population locale. Il s’agit d’événements gratuits et accessibles à tous.

Si vous avez aimé le projet vous pouvez leur rendre visite sur leur site, ou sur leur page facebook.

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Lauréat de la bourse AVI 2014 : Des Abeilles et des Eléphants

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Des Abeilles et des Éléphants

A et B 3

© Michel Rilhac 2014

Un projet mené par Alexia, Hélène, Clothilde et Marine, 4 étudiantes en 2ème année de l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse. Les lauréates AVI vont partir en Zambie pour gérer un conflit qui menace de dégrader à la fois le niveau de vie des locaux, mais aussi l’environnement de ces derniers. En effet les éléphants là-bas sont une menace pour les populations, mais nos lauréates comptent bien leur venir en aide, tout en préservant leur environnement: voici un aperçu du projet « Des Abeilles et des Éléphants »

Le contexte :

Après une période de braconnage intensif dans les années 1970 et 1980, les effectifs d’éléphants sont en augmentation en Afrique. Mais parallèlement, leur habitat est progressivement réduit par l’extension des activités humaines. Les conflits Homme/Éléphant deviennent de plus en plus fréquents. Les paysans défendent leurs ressources en leur jetant des pierres, en tirant des coups de feu en l’air, voire en braconnant les animaux, même si c’est illégal. Ces conflits sont à l’origine de blessures voire de morts tant du côté des hommes que des éléphants, et rendent les éléphants de plus en plus agressifs. Des méthodes plus pacifiques existent. L’usage de barrières électrifiées, de barrières enduites d’huile pimentée ou la production de piment (répulsif naturel) sont des techniques de dissuasion qui ont déjà fait leurs preuves.

L’origine du projet :

Le docteur Lucy King a déjà abordé la question et est l’auteur du projet “Elephants and Bees”. Cette chercheuse britannique a montré que les éléphants adoptent un comportement de fuite au bruit des abeilles dérangées et émettent un infrason pour prévenir les éléphants des alentours du danger. Des barrières de ruches sont déjà installées autour des fermes au Kenya, au Botswana, en Tanzanie, au Mozambique et en Ouganda. Les ruches sont reliées les unes aux autres par un fil, ce qui fait que si un éléphant tente de pénétrer dans la ferme, ce n’est pas une ruche mais plusieurs qui vacillent et laissent s’échapper les abeilles dérangées.

abeilles et éléphants

Leur projet :

Alexia, Hélène, Clothilde et Marine souhaitent reproduire le projet de construction de ruches du Dr. King dans le parc national Kasanka en Zambie. Les dégâts causés par les éléphants sur les cultures posent un réel problème économique pour ces paysans de subsistance. La sécurité alimentaire des populations voisines du parc est mise en péril. L’objectif est donc d’améliorer les conditions de vie des populations locales. Cependant, en tant que futures vétérinaires, le maintien de la biodiversité et la préservation des éléphants du parc leur importent tout autant. De plus, ces animaux sont l’attraction phare du parc. Ils permettent son développement touristique et donc, indirectement, le développement des villages voisins.

Ces pachydermes sont donc un patrimoine avec lequel les villageois doivent apprendre à cohabiter s’ils veulent pouvoir se développer.

La porteuse du projet Alexia Rondeau sera présente à notre soirée du voyage solidaire le 2 juin:

Nos lauréats partirons avec des assurance Marco Polo offerte par AVIMarco Polo

Par Carl SCHROEDER Minilogo

Lauréat de la bourse AVI 2014 : Topo sans frontières au Sri Lanka

Bannière BourseTSF Sri Lanka

Les membres de ce projet font partie de l’association Topo Sans Frontières (TSF) et réunit des étudiants de l’École Supérieure des Géomètres et Topographes (ESGT) du Mans. À travers leurs missions, principalement en Asie et en Afrique, les étudiants sont acteurs de la solidarité internationale et permettent ainsi d’aider et de former en topographie les populations locales dans les pays en voie de développement. Aujourd’hui, l’équipe de TSF a choisi de partir au Sri Lanka.

Les apports de nos lauréats vont se faire sur 3 plans :

Travaux Topographiques:

Les membres de TSF vont effectuer la remise en état de bassins de cultures appelés « Tanks » et rétablir les limites de propriétés. Les « tanks » (réservoirs d’eau) sont utilisés pour l’évacuation des eaux usées mais aussi pour l’irrigation des cultures. Leur préservation est donc nécessaire puisque le secteur agricole tient encore une part importante dans l’économie du pays. Le bornage des propriétés permet par la suite, de constituer une base de données foncière appelée à devenir le cadastre sri lankais.Sri lanka 2

 Apport De matériel:

 Des dons de matériel topographique à l’université de Sabaragamuwa et à l’association Rural Irrigation Maintenance Division (RIMD) seront faits dans le but d’offrir une formation plus approfondie aux géomètres et étudiants sri lankais afin de leur donner les moyens de continuer les travaux en autonomie après le départ des lauréats.

 Échange, Rencontre et formation:

La rencontre des étudiants et professeurs de la section géomatique permettra  d’échanger les connaissances et de réduire les inégalités de formations respectives.

 

TSF dessin

© Michel Rilhac 2014

Les lauréats de la bourse AVI vont donc contribuer à améliorer les conditions de vie des habitants en effectuant des travaux complexes et onéreux ne pouvant être assumés dans leur totalité par les populations locales.

 

 

Loïc Idres, le porteur du projet TSF, sera présent à la soirée du voyage solidaire

le 2 juin: http://on.fb.me/1prss9i

 

Les lauréats partiront avec une assurance Marco Polo offerte par AVI:

Marco Polo

Par Carl SCHROEDER

Minilogo

Lauréat de la bourse AVI 2014: Les Hadzabes derrière la caméra

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Les Hadzabes derrière la caméra

En 2012, Marion Longo, étudiante en ethnologie & sociologie à l’université de Toulouse, part dans le nord de la Tanzanie, auprès d’une tribu de chasseurs-cueilleurs: les Hadzabes. Pendant 2 semaines, Marion partage le quotidien de cette tribu et noue des liens particuliers avec ces derniers. Après cette expérience, Marion décide d’agir pour venir en aide à ce peuple qui est menacé de disparaitre et monte ce projet en solo.

Quels problèmes rencontrent-ils?

Le problème des Hadzabes est qu’aujourd’hui, il ne leur reste plus que 10% de leur territoire ancestral. L’accès à la terre est le problème principal, cette tribu nomade a besoin d’un large espace, puisque chasseurs-cueilleurs. De plus, avec le développement du tourisme en Tanzanie, les « parcs naturels » se multiplient et de nombreuses ethnies sont chassées hors de ces grands espaces. Ces tribus se retrouvent donc hadzabesà empiéter mutuellement sur leurs territoires et celui des chasseurs-cueilleurs se réduit sans qu’ils ne puissent rien faire. Des conséquences comme le manque d’eau et de nourriture font de ce phénomène un réel enjeu.
Les Hadzabes se mettent alors à commercer avec les ethnies voisines, afin d’acheter l’eau et les aliments qui leur manquent. Pour cela, leur seule ressource est bien souvent la visite de touristes dans leur camp et la vente de parures en perles. La sédentarisation près des villages et la dépendance vis à vis du tourisme est une conséquence rapide.
La tribu est obligé de se transformer pour s’adapter aux changements, et peut-être bientôt disparaître.

Comment agir?

Des démarches ont déjà été entreprise pour aider à la sauvegarde de cette culture. L’association Ujamaa Community Resource Team (UCRT) se bat pour les droits des ethnies du nord de la Tanzanie. Avec deux représentants Hadza, Naftali Kitandu et Richard Baallow ainsi que l’avocat Edward Lekaita, ils ont saisi l’occasion de défendre les droits des Hadzabes devant la commission et d’améliorer la reconnaissance des Hadzabes par le gouvernement.

En réalisant un film documentaire sur les Hadzabes, Marion compte leur donner une occasion de s’exprimer et surtout de se faire entendre pour sauver cette culture en péril.

Hadzabes dessin

© Michel Rilhac 2014

Marion sera présente à la soirée du voyage solidaire le 2 juin:
http://on.fb.me/1prss9i

Notre lauréate partira avec une assurance Marco Polo offerte par AVI:

Marco Polo

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Lundi 2 juin : grande soirée AVI du voyage solidaire

Pour la 4ème année consécutive, AVI International s’implique auprès des populations en difficultés en aidant des projets ayant une dimension de solidarité internationale. Le Lundi 2 juin 2014, 3 lauréats seront récompensés à hauteur de 3000 euros afin de réaliser des projets humanitaires.
Nous organisons donc une soirée autour de cet évènement afin, d’informer et de partager dans la joie et la solidarité.

Voici le programme de notre soirée:

A 20h, en introduction, les lauréats 2013 vont nous faire un compte rendu photos et vidéos de leurs expériences:

Autopias : Mené par Alexandre Vannier-Moreau (lauréat 2013), un groupe s’installe trois mois dans un quartier de Quito, la Roldos. Il mène des actions dans quatre directions : la nutrition, l’architecture, la psychologie et l’économie sociale.

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Kunyumba : Dans un centre d’orphelins du Malawi, Frédéric Mary (lauréat 2013) met en place un jardin potager géré selon les règles de la permaculture.

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Valorisation de plantes médicinales au Cambodge : Pendant 9 mois, François Chassagne (lauréat 2012), valorise les savoirs traditionnels du Mondulkiri.

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Projet sanitaire dans les villages Hmong du Laos : Jean-Michel Courtois (lauréat 2013) propose une formation à l’hygiène et veille à la mise en place de moyens techniques permettant de disposer de toilettes et d’une eau suffisante et potable.Hmong Laos

 

A 21h : Projection-rencontre autour du film « Dans les montagnes du Tibesti »

 

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En présence de Luc Federmeyer et de Maurice Freund.

Documentaire de Luc Federmeyer – 52 mn

Alors que la presque totalité du Sahel est sous la menace des enlèvements d’Occidentaux perpétrés par des islamistes, un massif montagneux du Nord du Tchad fait figure d’exception. Un des pionniers français du tourisme responsable, Maurice Freund, décide d’y emmener un groupe de Français en 2012.

 

A l’issue de la projection:

Un échange a lieu entre le public, le réalisateur et Maurice Freund. Et enfin, nous clôturerons cette soirée autour d’un verre solidaire.

 Alors venez nombreux partager ce bon moment avec nous!

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Prix: 3 euros
Réservez votre billet ici : http://culture-aventure.fr/achat-billets.htm

Accès :
-RER : Luxembourg (sortie rue de l’Abbé de l’Épée).
-Bus : 21, 27 (Feuillantines), 38 (Val de Grâce), 82 (Auguste Comte), 83 (Port Royal Saint Jacques), 84 (Panthéon), 89 (Mairie du V-Panthéon), 91 (Port Royal Saint Jacques).
-Métro le plus proche: Censier Daubenton (Ligne 7).
-Station Vélib’ face à l’entrée.

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Plus que quelques heures pour postuler à la bourse AVI du voyage solidaire

Pour la 4ème année consécutive, AVI International s’implique auprès des populations en difficulté en aidant des projets ayant une dimension de solidarité internationale.

Le lundi 2 Juin 2014, 3 lauréats se verront récompensés à hauteur de 3000 euros afin de réaliser des projets humanitaires autour du globe.

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Organisée en partenariat avec Culture-Aventure et dotée d’un budget de 3000 €, la bourse AVI du voyage solidaire récompense chaque année 3 projets et offre leurs assurances voyage à aux participants. C’est ainsi que 3 projets lauréats ont été réalisés ces trois dernières années : de la lutte contre la malnutrition en Équateur à l’amélioration des conditions d’hygiène au Laos, en passant par la réhabilitation de sources à Madagascar et l’ouverture d’une crèche au Burkina Fasso, nos lauréats ont su s’engager sur le terrain et mener à bien leurs projets.

 

 

Vous aussi, vous pouvez vivre cette expérience hors du commun grâce à AVI International : présentez-nous votre projet de voyage solidaire et postulez à la 4° Imagebourse AVi du voyage solidaire ici :
http://www.avi-international.com/quatrieme-bourse-avi-du-voyage-solidaire

 

AVI-bourse

Attention ! Vous devez envoyer vos dossier avant le Lundi 12 mai 2014 minuit !

 

 

 

 

 

 

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En passant

Projet Autopias – Bourse AVI International 2013

Projet Autopias : Autonomisation dans un quartier défavorisé de Quito Bourse AVI International 2013

Un projet mené par Alexandre Vannier-Moreau.

Autopias est un projet émanant de l’association Iatus et porté exclusivement par des bénévoles. Il a pour but de contribuer à l’autonomie des populations défavorisées en proposant des actions participatives, écologiques, peu coûteuses et adaptées aux problématiques locales.

Un groupe de quatre amis s’est constitué sous l’impulsion d’Alexandre : un architecte, une psychologue, un gestionnaire et un bricoleur auxquels ont prêté renforts des amis aux compétences complémentaires de manière ponctuelle. Ainsi, Autopias intervient dans les domaines de la nutrition, de l’architecture, de la psychologie et de l’économie sociale.

Durant les mois d’avril à juillet 2013, notre équipe dédie son énergie, son temps et sa matière grise aux 300 enfants (3 à 11 ans) des écoles Primavera et Honrar La Vida, situées dans le quartier défavorisé de Jaime Roldos au nord de Quito. En effet, suite au constat de dépendance économique auprès d’une institution étrangère et d’une réduction des soutiens due à la crise financière en Europe, il devenait nécessaire de réagir en proposant un modèle plus autonome.

Voici un récapitulatif de nos actions, classé en quatre familles : la nutrition, l’architecture, la psychologie et l’économie sociale.

Projets accomplis

Nutrition

La spiruline :En raison de la difficulté des parents à apporter des repas complets trois fois par jour aux enfants des écoles et des problèmes de concentration dans la matinée remarqués par les institutrices, nous avons obtenu un partenariat avec une ferme locale de spiruline, algue déjà utilisée par les aztèques, riche en protéines et en fer. Afin de rendre cet apport nutritif agréable pour les enfants, nous leur avons concocté un jus chocolaté à la banane et à la spiruline, peu coûteux et facilement reproductible pour les cuisinières de l’école. Aujourd’hui encore, l’école Honrar La Vida distribue un jus deux fois par semaine. Le potager de l’école PRIMAVERA : Un potager a été préparé par nos soins : retournement de la terre et apport en humus grâce aux déjections des animaux voisins. L’école s’est chargée d’y planter les graines des plantes désirées en faisant des ateliers avec les élèves.

Architecture et aménagement du territoire

La réhabilitation de la Quebrada :Le quartier possède une « quebrada », c’est-à-dire une faille topographique où s’écoulent les eaux pluviales. Elle est située à quelques centaines de mètres des écoles et considérée par la plupart des habitants comme une déchèterie. Sous notre impulsion, s’est constitué un groupe croyant en la possibilité d’en faire un lieu de vie et un parc public. Avec lui, nous avons entrepris de réaliser une phase pilote de ce grand projet lors d’une « minga » (cession de travail collectif) ayant réuni près de 60 riverains : 220 arbres ont été plantés et 80 mètres carrés de potager sont prêts à être utilisés par les enfants des écoles Honrar La Vida et Primavera. A long terme, l’objectif est de régénérer ce patrimoine naturel et de le rendre accessible aux habitants : faire d’une déchèterie dangereuse un parc pour tous ! Pour cela nous avons rassemblé les acteurs clés (municipalité, riverains, responsables locaux, université d’architecture de Quito et politiciens) et le dossier est aujourd’hui du domaine de la politique locale. Enduit terre :En réponse à une demande exprimée par le centre culturel « Loyola » tenu par la mère d’une élève de l’école Primavera, une « minga » a été organisée par notre équipe d’architectes (Alexandre et Marine) avec les habitants du quartier afin de refaire la façade d’entrée du centre culturel grâce à des enduits en terre. Afin de favoriser des répliques dans le quartier, un guide a été réalisé: « El Manual del enlucido natural con la tierra de su jardin » (Manuel d’enduit naturel, avec la terre de son jardin). Des exemplaires à l’espace culturel sont en libre accès au centre.

Psychologie

La présence d’un psychologue à l’école Primavera a permis à Maud de mieux cibler les besoins, afin de travailler sur les problématiques de confiance en soi et d’estime de soi, de maltraitance, de violence familiale, et d’isolement avec les enfants, et sur les liens de solidarité au sein du quartier et la construction de solutions face aux problèmes du quotidien avec les mamans des élèves. Un accord a été établi avec l’Université Centrale d’Équateur des étudiants en psychologie dans chacune des écoles. Cette action permet de pérenniser le renforcement du soutien psychologique à Primavera et de l’initier à Honrar la Vida. Suivi psychologique des enfants :Maud a suivi une dizaine d’enfants en entretien individuel en travaillant sur des problématiques spécifiques (violence, inceste, solitude, problématiques identitaires) et aide les enfants à renforcer leur confiance en soi, l’auto-estime et l’affirmation de soi. Autonomie des mères : Chaque soir, Maud et Patricia, la psychologue de l’école, ont reçu des groupes de mères (entre 5 et 10) afin de travailler sur l’autonomie. Durant ces groupes de thérapie communautaire, les psys sollicitaient la créativité du groupe afin qu’elles travaillent collectivement sur des problématiques vécues isolément (machisme, sentiment de dépendance au mari, enfermement dans des cercles de violence, etc.). La voie des contes : A partir de lectures puis de jeux de rôles, la médiation a permis au groupe d’extérioriser des émotions tout en levant des inhibitions. Ce travail permet au groupe de symboliser des vécus autrement trop difficiles à aborder. Dans un climat social où dominent l’individualisme, la solitude et la méfiance les uns envers les autres, ce groupe a été apprécié des participants qui ont ainsi eu l’opportunité de partager des temps forts émotionnellement et de travailler sur leur vécu tout en restant « protégés » par les personnages du conte, qui à la fois leur évitent de se mettre à nu tout en offrant un prétexte pour parler de soi. Sensibilisation à la sexualité : Une intervention « sensibilisation à la sexualité » a eu lieu sur deux jours, auprès de deux classes, dans l’école Primavera. A travers des jeux, activités ludiques et débats, nous avons pu aborder les questions sensibles relatives à l’image du corps, le respect de l’espace vital de chacun, les relations de couple, l’intimité. Un temps de « prévention aux agressions sexuelles » a aussi été intégré dans l’atelier.

Economie Sociale

Club de troc : En partenariat avec le CDC (centre culturel de quartier) et La Trueca (association de troc basée à Quito), Baptiste a aidé à mettre en place un système d’échange de type « troc de biens, de services et de savoirs » dans le quartier de la Roldos. Deux femmes se sont engagées à faire vivre l’association en programmant et animant des réunions mensuelles. Un panneau d’annonces a été fixé sur un mur du centre culturel, et La Trueca servira d’interlocuteur direct si besoin. Un jour après la pose du panneau, une dizaine d’annonces étaient déjà affichées ! Échange de mobilier, de cours d’anglais, d’informatique, de danse, etc. Aujourd’hui, le club suit son cours au sein du centre culturel. La coopérative de catering : En vue de l’impossibilité de développer des bassins de spiruline en Équateur, nous avons soulevé d’autres besoins inhérents à la population locale : les mamans des élèves font face au manque de travail dans ce quartier défavorisé et à la dépendance économique de leur mari. Cependant, elles doivent s’occuper de leurs enfants et ne peuvent s’absenter comme elle le souhaite durant la journée. Ainsi, l’idée de la coopérative a repris vie en souhaitant proposer un système sans risques financiers, flexible au niveau des horaires, basé sur l’entraide et la solidarité, et complémentaires en termes de revenus. Après avoir soulevé les envies et les possibilités de création de projet dans le quartier, nous avons obtenu le support de l’organisme local Cepesiu, expérimenté dans le montage de coopérative en Amérique du Sud, capable d´apporter son soutien technique sur le plan juridique (création d´entreprise, avocat, notaire) et entrepreneurial par le biais de formation (comptabilité, gestion, logistique). Un plan d´action « musclé » a été mis en place afin de réussir à lancer la coopérative et un premier test de vente directe de repas a été expérimenté lors de la minga québrada afin de financer la coopérative : le Céviche fut un véritable délice ! Depuis, Cepesiu a pris le relais pour la mise en place de la coopérative de catering, mais les membres ont encore du mal à s’investir régulièrement dans cette activité.

 

La suite d’Autopias :

Forte de cette belle expérience, l’équipe s’est renforcée, a créé son association en décembre 2013 et souhaite travailler sur la mise en place de nouveaux projets. Pour s’assurer un autofinancement, Autopias est en train de développer des solutions liées à l’entreprenariat social : bâtir un café culturel et solidaire dont les bénéfices seront utilisés pour financer des missions.