Lauréat de la bourse AVI 2014: Les Hadzabes derrière la caméra

Bannière Bourse

Les Hadzabes derrière la caméra

En 2012, Marion Longo, étudiante en ethnologie & sociologie à l’université de Toulouse, part dans le nord de la Tanzanie, auprès d’une tribu de chasseurs-cueilleurs: les Hadzabes. Pendant 2 semaines, Marion partage le quotidien de cette tribu et noue des liens particuliers avec ces derniers. Après cette expérience, Marion décide d’agir pour venir en aide à ce peuple qui est menacé de disparaitre et monte ce projet en solo.

Quels problèmes rencontrent-ils?

Le problème des Hadzabes est qu’aujourd’hui, il ne leur reste plus que 10% de leur territoire ancestral. L’accès à la terre est le problème principal, cette tribu nomade a besoin d’un large espace, puisque chasseurs-cueilleurs. De plus, avec le développement du tourisme en Tanzanie, les « parcs naturels » se multiplient et de nombreuses ethnies sont chassées hors de ces grands espaces. Ces tribus se retrouvent donc hadzabesà empiéter mutuellement sur leurs territoires et celui des chasseurs-cueilleurs se réduit sans qu’ils ne puissent rien faire. Des conséquences comme le manque d’eau et de nourriture font de ce phénomène un réel enjeu.
Les Hadzabes se mettent alors à commercer avec les ethnies voisines, afin d’acheter l’eau et les aliments qui leur manquent. Pour cela, leur seule ressource est bien souvent la visite de touristes dans leur camp et la vente de parures en perles. La sédentarisation près des villages et la dépendance vis à vis du tourisme est une conséquence rapide.
La tribu est obligé de se transformer pour s’adapter aux changements, et peut-être bientôt disparaître.

Comment agir?

Des démarches ont déjà été entreprise pour aider à la sauvegarde de cette culture. L’association Ujamaa Community Resource Team (UCRT) se bat pour les droits des ethnies du nord de la Tanzanie. Avec deux représentants Hadza, Naftali Kitandu et Richard Baallow ainsi que l’avocat Edward Lekaita, ils ont saisi l’occasion de défendre les droits des Hadzabes devant la commission et d’améliorer la reconnaissance des Hadzabes par le gouvernement.

En réalisant un film documentaire sur les Hadzabes, Marion compte leur donner une occasion de s’exprimer et surtout de se faire entendre pour sauver cette culture en péril.

Hadzabes dessin

© Michel Rilhac 2014

Marion sera présente à la soirée du voyage solidaire le 2 juin:
http://on.fb.me/1prss9i

Notre lauréate partira avec une assurance Marco Polo offerte par AVI:

Marco Polo

Sans titre

Plus que quelques heures pour postuler à la bourse AVI du voyage solidaire

Pour la 4ème année consécutive, AVI International s’implique auprès des populations en difficulté en aidant des projets ayant une dimension de solidarité internationale.

Le lundi 2 Juin 2014, 3 lauréats se verront récompensés à hauteur de 3000 euros afin de réaliser des projets humanitaires autour du globe.

ImageImage

Organisée en partenariat avec Culture-Aventure et dotée d’un budget de 3000 €, la bourse AVI du voyage solidaire récompense chaque année 3 projets et offre leurs assurances voyage à aux participants. C’est ainsi que 3 projets lauréats ont été réalisés ces trois dernières années : de la lutte contre la malnutrition en Équateur à l’amélioration des conditions d’hygiène au Laos, en passant par la réhabilitation de sources à Madagascar et l’ouverture d’une crèche au Burkina Fasso, nos lauréats ont su s’engager sur le terrain et mener à bien leurs projets.

 

 

Vous aussi, vous pouvez vivre cette expérience hors du commun grâce à AVI International : présentez-nous votre projet de voyage solidaire et postulez à la 4° Imagebourse AVi du voyage solidaire ici :
http://www.avi-international.com/quatrieme-bourse-avi-du-voyage-solidaire

 

AVI-bourse

Attention ! Vous devez envoyer vos dossier avant le Lundi 12 mai 2014 minuit !

 

 

 

 

 

 

Sans titre

Quatrième Bourse AVI du voyage solidaire

 avinew+baselinefrÉdition 2014 de la Bourse AVI International du voyage solidaire.

Vous avez un projet de voyage culturel et solidaire ?
Pourquoi ne pas postuler à la Bourse AVI International !

AVI-bourseLa bourse AVI récompensera pour la quatrième année 3 projets de solidarité internationale à hauteur de 3000 € !
AVI offrira é
galement leur assurance voyage aux trois lauréats.

Pour en savoir plus, visitez le site d’AVI International.

Les modalités de candidature et le règlement 2014 sont y en ligne. En cas de doute, n’hésitez pas à nous contacter, et faites passer l’info !

Quelles sont les conditions pour prétendre à la Bourse AVI International ?
Votre projet doit avoir une dimension de « solidarité internationale ». Cela implique qu’il consiste en un échange effectif entre ses participants et des populations de culture ou de pays différents. Cet échange peut être matériel, culturel, scientifique, spirituel, pédagogique, social, etc.

Pour prétendre à la Bourse AVI International, votre projet doit être représenté par un chef de projet qui doit :
– Être majeur et résident en France.
– Effectuer un voyage de 2 à 6 mois dans le cadre du projet défendu.
– Assurer un retour d’expérience aux organisateurs de la Bourse AVI International.

projet kunyumba

Bonne chance à tous et rendez-vous en juin 2014 pour la remise de trophées.

Image

Café des Spores : un des projets lauréats de la Bourse AVI 2013

Par Caroline Ducrot

AVI International 

AVI-bourse2013-V2

Autre lauréat de la Bourse, le projet : CAFE DES SPORES par Pauline Petit et Romain Desnoux

Objectif: Développer un système de culture de champignons à partir de déchets de cueillette de café, dans une fazenda de café brésilienne

Ces deux jeunes, âgés respectivement de 25 et 28 ans et tous deux dans le domaine environnemental, ont décidé d’agir au niveau de l’Etat de Bahia au Brésil, plus gros producteur de café au monde. Leur devise « il n’y a pas de déchet, il n’y a que des ressources ». Cette culture de champignons a pour objectif la viabilité économique de la fazenda, sur le long terme.

LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES

C’est en lisant un article que l’idée a « germé » en eux. Ils expliquent : « Parfois dans la vie, le temps, ou plutôt la routine, se suspend. Par exemple, quand on boit son café en feuilletant L’Economie Bleue, et qu’on tombe sur cette phrase : ‘’Entre le moment où les grains de café quittent les fermes et celui où ils finissent dans nos tasses, 99,8% de leur masse va être mise au rebut’’. On s’interrompt alors dans sa lecture en contemplant, l’oeil vide et coupable, un mug rempli de 30 cl de gaspillage ».
Une révélation surprenante qui a tout de suite constituer une base solide et originale au projet. Autre nouvelle en découlant, sur 1 kilo de café récolté, seuls 2 grammes finiraient dans l’estomac.

LE DECHET EST UNE RESSOURCE : UN BON PLAN POUR L’ECONOMIE

Chacun a déjà entendu parler de recyclage, ici c’est le même principe. Le déchet se transforme en ressource lorsqu’il est ramassé afin d’être transformé puis réutilisé. Ecologie et économie vont de pair, Pauline et Romain rapportent ainsi un résultat émis par l’économiste Gunter Pauli selon lequel, la culture de champignons à partir des déchets de récolte du café permet de créer 2 emplois par ferme et d’assurer la diversification des revenus des agriculteurs. Ainsi tout l’enjeu économique réside là, cela requerrait de faibles investissements mais en plus, pourrait être à l’origine de la création de débouchés commerciaux, aussi bien pour l’alimentation humaine qu’animale et créer des revenus complémentaires aux producteurs locaux. Gunter Pauli parle ainsi de l’‘Economie Bleue‘, une économie qui serait « non polluante, créatrice d’emplois, de cohésion sociale et même de valeur ». Toujours selon lui, cette production de champignons, qu’il qualifie d’innovation, à partir de déchets de café aurait déjà créé 15 000 emplois dans le monde, et il pourrait potentiellement en crée 50 autres millions.
L’enjeu est également social en permettant une alternative à l’alimentation des individus via un aliment riche en minéraux et protéines.

UN PROJET TRES MURI ET DEVELOPPE

Pauline et Romain ont décrit très minutieusement toutes les étapes nécessaires au développement du projet et à sa continuité. En voici quelques étapes essentielles.

1) Des visites d’études en Colombie sont prévues afin d’analyser les conditions (le climat, la nature des déchets de cueillette de café, la situation économique des régions, le type de plantations car tout dépend d’elles et pour mieux appréhender la culture: type de mélange de base (combien de café / combien de spores…), température du local, temps de pousse, transformation.

2) Des installations doivent être réalisées (sachant que les champignons sont cultivés en hauteur) comme l’achat/construction d’un local pour permettre la culture, pouvoir vérifier la température, acheter tout le matériel nécessaire à la récupération des déchets de cueillette. La première récolte se révélera être un test pour améliorer celles qui suivront et permettra d’expérimenter les possibilités de conditionnement ou de séchage.

3) L’importance de la recherche de débouchés commercialisables et exploitables (existence de circuits de proximité, intermédiaires, marchés ou structures de commercialisation locales, temps de transports ayant une influence directe sur le conditionnement et séchage).

4) Selon ces débouchés va dépendre le type de champignons qui vont pouvoir être produits (pour une consommation locale, des champignons type pleurotes; pour une consommation dans les villes (Salvador, Sao Paulo…), champignons à plus forte valeur ajoutée, les shiitaké. Il se peut que la demande soit plus forte due à la forte présence d’une population d’origine japonaise et qui raffole de ce genre de champignon. Par la suite, un travail le shiitaké pourrait être fait afin d’en faire de la poudre ou des gélules aux propriétés antioxydantes et antitumorales.

Ils semblent déjà avoir trouvé une exploitation agricole correspondant à leurs critères grâce au site Wwoofing Brazil, qui propose et garantit des exploitations ayant signé une charte de bonne conduite garantissant la culture biologique. Cette exploitation de leur rêve, se situe dans une zone montagneuse de l’Etat de Bahia (« Chapada Diamantina ») où serait cultivé le meilleur café du Brésil. Ce n’est pas tout, ce terrain jouit de plantations très diversifiées et le climat serait favorable à l’essaimage. Si toutes les conditions sont réunies, la fazenda pratiquerait en prime la biodynamie et accueille les éco-touristes.

Nous cultivons un énorme espoir de réussite en ce projet. Bon courage !