Kudimba : Un jardin au Malawi

Lauréat de la Bourse AVI International 2013, Frédéric Mary a mené une action exemplaire au Malawi, dans un orphelinat. Il vous présente ci-dessous le compte-rendu de son projet.

14_kudimba

KUDIMBA, un jardin au Malawi

Kudimba, “notre jardin” en Chichewa, la langue officielle du Malawi, est un projet
inspiré par Kunyumba, le centre d’accueil pour enfants handicapés et orphelins de
Senga Bay/Malawi, créé en 2008 par Maaike Bruynooghe, sage-femme belge,
Diethelm Kleinstoll, médecin, et Vera Kleinstoll, ergomotricienne, tous deux
d’origine allemande.

07_kudimba 06_kudimba

41_kudimba 39_kudimba

En 2012-2013, je traverse l’Afrique à vélo. Je parcours l’Afrique du sud, le Lesotho, la Namibie, le Botswana, la Zambie puis arrive au Malawi…

Une révélation ! Frappé par la beauté des paysages et l’extrême gentillesse de la population, je m’attarde sur les rives du lac, traversant le pays du sud au nord.

Sur les plages de sable blanc de Senga Bay, je rencontre Maaike Bruynooghe, qui m’invite à venir visiter Kunyumba, le centre d’accueil pour enfants orphelins et/ou handicapés qu’elle a créé.

Chaque jour, elle reçoit 25 enfants encadrés par une équipe locale de 8 personnes toutes issues des villages alentours. Chaque soir, afin de ne pas rompre le lien social, les enfants sont accueillis dans des familles d’accueil au sein du village.

Quelques mois plus tard, rentrés en Europe, j’imagine, avec le support de Maaike, un nouveau projet inspiré par Kunyumba.

35_kudimba 33_kudimba

Nous l’appelons « Kudimba », “Notre jardin” dans la langue locale chichewa.

Il consiste en la création d’un jardin potager et fruitier au sein de Kunyumba. Ce jardin est régi selon les règles de la permaculture. La permaculture est un mode de pensée global visant à la préservation et la sauvegarde de l’écosystème planétaire.

Elle conçoit des systèmes inspirés par les principes de la nature et encadre l’intégration harmonieuse de l’environnement et des populations.

Ces systèmes fournissent une alimentation de qualité, des abris, de l’énergie et satisfont l’ensemble des besoins humains de manière durable.

Ils intègrent la production alimentaire, les structures, les technologies, l’énergie, les ressources naturelles, l’aménagement paysager, les animaux, les végétaux et les structures sociales et économiques. Les principes s’appliquent aux zones urbaines et rurales et s’adaptent à toute échelle.

32_kudimba 31_kudimba

Kunyumba est installé à Senga Bay, un village de pêcheur sur les rives du lac Malawi.

Construit sur une dune de sable, il subit une forte érosion en période de pluies. La déforestation systématique accentue le phénomène, créant parfois de profonds ravins, à l’intérieur du village. Dans cet environnement, le sol, essentiellement sableux est difficile à cultiver sans techniques appropriées. Les populations locales, peu informées, utilisent des doses massives d’engrais et pesticides chimiques pour tenter de faire pousser quelques maigres légumes.

Sensibilisés aux questions environnementales, nous étudions une méthode de culture alternative, non polluante et durable car respectueuse des sols et des hommes : la permaculture.

27_kudimba 26_kudimba

LA RÉALISATION

Partis en septembre 2013, nous consacrons 4 mois à la réalisation du projet.

La première étape consiste à nous former localement aux techniques de permaculture adaptées aux pays tropicaux.

C’est à Livingstonia dans les montagnes du nord du Malawi que Auke et Lieza, installés au Malawi depuis 17 ans, proposent des formations techniques et pratiques adaptées aux modes de culture locale.

Afin de partager nos connaissances, Peter et Innocent, respectivement gérant et jardinier de Kunyumba nous accompagnent.

En une semaine de cours intensives rythmés par de nombreux exercices pratiques, nous apprenons la gestion des sols, de l’eau et la façon de panacher les variétés de plantes, fleurs, fruits et légumes de façon durable pour favoriser la biodiversité.

Nous clôturons cette semaine de cours en dessinant un plan adapté à notre environnement et à ses contraintes.

Forts de cet enseignement, nous revenons à Senga Bay très motivés et commençons les travaux illico. La saison des pluies approche et nous souhaitons terminer les plantations avant les premières pluies afin de bénéficier au maximum de cet arrosage naturel.

01_kudimba02_kudimba

25_kudimba 23_kudimba

Après mûre réflexion, nous commençons par abattre de grands arbres. Ces « Gemelinas » importés d’Asie lors de la période coloniale servaient à la charpente. Ils produisent malheureusement des fruits très acides qui empêchent toute culture dans leur immédiate proximité.

Dans le même temps nous replantons, 75 arbres, que nous importons des forêts du nord du Malawi. Nous les implantons sur la partie basse du terrain, là ou le sol, très sableux, soufre le plus de l’érosion lors des fortes pluies.

Sur 75 arbres plantés, nous n’en perdons que 2, un record dans ces conditions de sols et de météo difficiles.

Nous implantons notre jardin principal sur la partie médiane du terrain, là où en période de pluie, l’eau stagne. Le jardin profitera de cet apport en eau important et drainera le sol autour des habitations qui soufrent beaucoup de l’humidité, avant la saison des pluies.

Nous y plantons une grande variété de plantes, fruits et légumes, entourés de fleurs qui attirent de précieux pollinisateurs…

Après seulement 3 semaines, nous observons, incrédules, la pousse d’un épais tapis végétal. Le climat subtropical, chaud et humide est très adapté à l’agriculture. Il favorise la croissance de plantes qui mettraient des mois à sortir de terre en Europe.

20_kudimba 18_kudimba

LES BÉNÉFICES

Seulement 3 mois et demi après notre arrivée. Le projet est un succès. Un an après, c’est une réussite.

Nous cultivons des fruits et légumes destinés à l’alimentation des enfants du centre. Fragiles, une alimentation saine, équilibrée et abondante renforce leurs défenses immunitaires.

Nous interagissons et travaillons avec la nature de façon thérapeutique avec les enfants :

  • En développant les capacités motrices et sensorielles des enfants atteints d’un handicap au travers d’une activité utile et valorisante.
  • En donnant la possibilité aux enfants du centre et au personnel d’apprendre de nouvelles techniques afin de les utiliser et et de les enseigner plus tard.
  • En travaillant en équipe avec la satisfaction d’un résultat concret et motivant après un effort commun.
  • En donnant à chaque enfant l’occasion de réussir en se sentant unique et valorisé en dépit de leurs limites physiques et mentales.
  • Nous contribuons aux financements du projet en vendant l’excédent de production ; les profits générés ont permit l’achat d’un système d’arrosage.

17_kudimba 15_kudimba

LES SUITES DU PROJET

Le projet ayant été un succès. Il ouvre forcément des perspectives sur des projets de plus grande ampleur dans les années à venir.

Nous envisageons d’ors et déjà la création d’un Centre d’Aide par le Travail (C.A.T).

Les plus grands enfants accueillis par Kunyumba seront bientôt des adultes et la société malawite ne propose pas d’aide ou d’emplois assistés pour de jeunes adultes présentant un handicap moteur ou mental.

Nous souhaitons proposer, dans un environnement de travail sûr et motivant, la création d’un jardin potager et fruitier organique au sein d’une ferme gérée selon les règles de la permaculture. Le centre proposera un accueil de jour pour de jeunes gens en situation de handicap ou en détresse sociale.

Ce centre d’aide par le travail, favorisera une intégration harmonieuse de ces jeunes adultes vulnérables dans leur environnement social et naturel. Le but n’étant pas d’assister mais de rendre autonome nos résidents temporaires en développant et valorisant leur potentiel.

Nous leur offrirons la possibilité d’apprendre, d’expérimenter et d’acquérir de nouvelles compétences pour qu’à terme, ils puissent générer leurs propres revenus et mener une vie ”normale”.

11_kudimba 10_kudimba

A plus large échelle, notre action visera à briser le cycle intergénérationnel de vulnérabilité à l’origine de nombreux problèmes sociaux ou de santé (troubles psychiatriques et ou handicap) que nous avons constatés au Malawi.

La ferme sera auto-suffisante et produira une nourriture de qualité, abondante et variée, utilisée pour les besoins du centre. Elle sera également vendue sur les marchés alentours et dans les restaurants et hôtels, soucieux d’offrir une nourriture locale de qualité. Nous produirons également des compléments alimentaires naturels (moringa ou neem) à forte valeur ajoutée, sur un marché en pleine croissance. Les bénéfices générés financeront le développement futur du projet.

Parce que nous pensons que bon nombre de problèmes liés à l’enfance viennent d’une mauvaise voire d’une absence éducation sexuelle. Nous souhaitons, au travers d’un partenariat, avec le service maternité de la clinique de Salima, prodiguer des conseils et des soins de santé généraux et sexuels aux jeunes pensionnaires de la ferme.

Ainsi, nous orienterons les jeunes de la communauté de Senga Bay au travers d’une activité de planification familiale. L’objectif étant de réduire le nombre de grossesses précoces, accidentelles ou non-voulues et d’enseigner aux jeunes gens à se protéger contre le viol, le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles.

09_kudimba 08_kudimba

Un suivi personnalisé sera proposé aux femmes enceintes présentant des risques, en raison de leur jeune âge, d’un handicap ou de toutes autres raisons justifiant notre action.

Deux bungalows seront installés sur le terrain de la ferme. Ils permettront de recevoir, dans un environnement préservé, en pension complète, des sages-femmes occidentales soucieuses de compléter leur cursus professionnel en travaillant dans le service maternité de la clinique de Salima.

Cette activité hôtelière sera gérée par les jeunes adultes du centre, supportés par le personnel local, au travers d’un programme de formation visant à leur donner l’autonomie et l’expérience nécessaire à la recherche d’un emploi dans un secteur du tourisme en plein essor.


Bourse AVI du Voyage Solidaire : Compte rendu du projet Educ’A Bobo

L’année dernière, le prix spécial du jury a été attribué au projet Educ’a Bobo, piloté par Carline TERJAN-COULIBALY. Dans le cadre de son projet avec AVI, Carline est partie au Burkina Faso, dans la ville de Bobo-Dioulasso. Petite précision : une classe dans les écoles au Burkina Faso est constituée de 90 à 200 élèves. C’est pourquoi Carline s’est rendue dans le village de Bobo-Dioulasso pour y construire une école. Son but était de favoriser la scolarisation et de permettre l’accès à une éducation de qualité aux enfants démunis.

Les travaux

Avant de partir, Carline et son équipe ont suivi un stage de 2 semaines dans une entreprise du bâtiment située dans les hauts de Seine près de Paris. Pendant leur stage ils ont pu se rendre sur différents chantier et participer aux activités sur place. De cette façon les participants ont pu acquérir les compétences en maçonnerie et en construction nécessaires à la réalisation d’un tel chantier.

Bâtiment A

Les travaux ont commencé par le bâtiment A et la maçonnerie, le sol et les murs.

educabobo 1

Une fois le sol et les murs installés, l’équipe a pu monter la toiture.
educabobo 2

L’équipe Educa’Bobo s’est ensuite attelé aux fermetures métalliques : fenêtres et portes.
educabobo 3

Ont alors commencé l’installation de l’électricité, des dalles au sol et de tout le crépissage intérieur.educabobo 4

La finition extérieure a alors clôturé la partie construction de ce premier bâtiment.educa'bobo5.docx

Les murs et le tableau ont ensuite été peints et le matériel scolaire a été commandé puis installé. Ce premier bâtiment servira à accueillir 2 classes de primaire.

 Bâtiment B

Pour le bâtiment B, Carline s’est occupé seulement de la fabrication des briques et de la préparation du terrain sur lequel sera construit ce deuxième bâtiment.

educabobo6

ed

Les travaux ont continué après leur départ et l’inauguration a eu lieu le 1er Octobre 2014. L’équipe continue cependant à chercher des parrainages pour permettre aux familles en très grande précarité de fréquenter cette école.

 Communication:

Sur le plan de la communication autour de cette école, Carline a pu produire :

  • 2 panneaux de signalisation : 1 pour l’enseigne sur la façade de l’école, l’autre pour indiquer l’école depuis la grande voie à proximité
  • 1 modèle d’affichette annonçant l’inauguration de l’école, pour communiquer auprès des populations et des autorités locales
  • 1 modèle de prospectus invitant la population à s’inscrire (présentation de l’école et de ses avantages, dates d’inscription, tarifs

Une école utile et efficace pour des enseignements de qualité à un prix inférieur aux autres écoles existantes…Bravo à Educ’a Bobo pour ce beau projet. 

Zoom sur la Skema Business School

skema

Chaque années, près de 4 millions d’étudiants partent étudier à l’étranger. Dans la plupart des écoles, les études à l’étranger sont même obligatoires. Aujourd’hui, un étudiant doit impérativement être confronté à différentes cultures. C’est pourquoi les écoles favorisent les échanges en nouant des partenariats avec des établissements à l’étranger.

Teenagers isolated on white
L’école Skema pour sa part dispose déjà de ses propres campus à l’étranger. Cette école de commerce compte aujourd’hui deux campus à l’étranger: un à Suzhou (en Chine) et l’autre à Raleigh (États-Unis) et ouvrira bientôt des antennes au Brésil et en Inde. Ces efforts sont profitables étant donné que 30% des diplômes Skema trouvent un premier emploi à l’étranger.

Lire la suite

Bourse AVI du Voyage solidaire : Compte rendu du projet « Autopias » en Équateur

Le projet « Autopias » avait pour but de contribuer à l’autonomie des populations défavorisées en proposant des actions participatives, écologiques, peu coûteuses et adaptées aux problématiques locales. Nos lauréats ont donc, pendant 3 mois, dédié leur énergie, leur temps et leur matière grise aux 300 enfants des écoles Primavera et Honrar La Vida, situées dans le quartier défavorisé de Jaime Roldos au nord de Quito, capitale de l’Équateur. Les domaines concernés par les travaux de nos lauréats ont été : la nutrition, l’architecture, la psychologie et l’économie sociale. L’équipe Autopias est composée d’Alexandre VANNIER MOREAU, Maud RIVIERE, Baptiste BOURDEAU, Arnaud BOURBOUAC, Aude GAMBIEZ, Soazic GRARD, Marine PANAZOL.

Nutrition

Le jugo matinal

Pour avancer sur le sujet de la malnutrition dans ces écoles d’Équateur, les membres d’Autopias ont monté un projet durable et écologique. Ce projet est construit autour de la Spiruline. La Spiruline est une algue comestible souvent utilisée comme complément alimentaire. La Spiruline est hyper protéinée et riche en vitamines et minéraux. Les membres d’Autopias ont négocié un partenariat avec Andes Spirulina, une entreprise locale productrice de Spiruline qui s’est engagée à faire des dons de Spiruline régulièrement à l’école Honrar la Vida. D’autre part, ils ont élaboré une préparation appelé « Jugo Matinal » qu’ils ont transmis aux cuisinières de l’école : le jus hyper nourrissant est distribué toute l’année à hauteur de 2 fois par semaine.

Spiruline

Potager éducatif

En ce qui concerne l’école Primavera, l’équipe Autopias a organisé la mise en place d’un potager : retourner la terre et l’enrichir en humus grâce aux déjections des animaux voisins. L’école s’est ensuite chargée d’y planter les graines et les plantes désirées en faisant des ateliers avec les élèves. La création de ce potager va donc servir aux enfants pour apprendre à cultiver, et leur fournira une source de nourriture durable

Architecture et aménagement du territoire

La Quebrada

Le quartier possède une quebrada, c’est-à-dire une faille topographique où s’écoulent les eaux pluviales. Elle est située à quelques centaines de mètres des écoles et est considérée par la plupart des habitants comme une déchèterie. Sous quebradal’impulsion de nos lauréats, s’est constitué un groupe croyant en la possibilité d’en faire un lieu de vie et un parc public.  Avec 60 riverains ils sont parvenus à planter 220 arbres, et 80 mètres carrés de potager sont maintenant prêts à être utilisés par les enfants des écoles Honrar La Vida et Primavera. À long terme, l’objectif est de régénérer ce patrimoine naturel et de le rendre accessible aux habitants : faire d’une déchèterie dangereuse un parc pour tous !

Façade du centre culturel

En réponse à une demande exprimée par le centre culturel Loyola, une minga (travail collectif) a été organisée par les architectes d’Autopias (Alexandre et Marine) avec les habitants du quartier afin de refaire la façade d’entrée du centre culturel grâce à desenduit terre enduits en terre. Afin de favoriser des répliques dans le quartier, un guide a été réalisé: El Manual del enlucido natural con la tierra de su jardin (Manuel d’enduit naturel, avec la terre de son jardin). Des exemplaires à l’espace culturel sont en libre accès au centre.

Psychologie

Des mesures ont été prises afin de travailler sur les problématiques de confiance en soi et d’estime de soi, de maltraitance, de violence familiale, et d’isolement avec les enfants, et sur les liens de solidarité au sein du quartier et la construction de solutions face aux problèmes du quotidien avec les mamans des élèves. Un accord a aussi été établi avec l’Université Centrale d’Équateur et ses étudiants en psychologie dans chacune des écoles. Cette action permet de pérenniser le renforcement du soutien psychologique à Primavera et de l’initier à Honrar la Vida.

Suivi psychologique des enfants

Maud Riviere a suivi une dizaine d’enfants en entretien individuel en travaillant sur des problématiques spécifiques (violence, inceste, solitude, problématiques identitaires) et aide les enfants à renforcer leur confiance en soi, l’auto-estime et l’affirmation de soi.

Autonomie des mères

Chaque soir, Maud et Patricia, la psychologue de l’école, ont reçu des groupes de mères (entre 5 et 10) afin de travailler sur l’autonomie. Durant ces groupes de thérapie communautaire, les psychologues sollicitaient la créativité des participants afin qu’ils travaillent collectivement sur des problématiques vécues isolément (machisme, sentiment de dépendance au mari, enfermement dans des cercles de violence, etc.).

La voie des contes

Activités à base de lectures et jeux de rôles. Ce travail permet au groupe de symboliser des vécus autrement trop difficiles à aborder. Dans un climat social où dominent l’individualisme, la solitude et la méfiance les uns envers les autres, ce groupe a été apprécié des participants qui ont ainsi eu l’opportunité de partager des temps forts émotionnellement et de travailler sur leur vécu tout en restant « protégés » par les personnages du conte, qui à la fois leur évitent de se mettre à nu tout en offrant un prétexte pour parler de soi.

Sensibilisation à la sexualité :

Une intervention « sensibilisation à la sexualité » a eu lieu sur deux jours, auprès de deux classes, dans l’école Primavera. A travers des jeux, activités ludiques et débats, psychologieont été abordées les questions sensibles relatives à l’image du corps, le respect de l’espace vital de chacun, les relations de couple, l’intimité. Un temps de « prévention aux agressions sexuelles » a aussi été intégré dans l’atelier.

Économie sociale

Club de troc

En partenariat avec le CDC (centre culturel de quartier) et La Trueca (association de troc basée à Quito), Baptiste Bourdeau a aidé à mettre en place un système d’échange de type ‘troc’ de biens, de services et de savoirs dans le quartier de la Roldos. Deux femmes se sont engagées à faire vivre l’association en programmant et animant des réunions mensuelles. Un panneau d’annonces a été fixé sur un mur du centre culturel, et La Trueca servira d’interlocuteur direct si besoin. Un jour après la pose du panneau, une dizaine d’annonces étaient déjà affichées! Échange de mobilier, de cours d’anglais, d’informatique, de danse,  etc.

Autopias en vidéo

Projet coup de coeur: Handirection du monde

handirection

Handirection du monde :

Le projet d’Handirection du monde, c’est de voyager autour du monde pour des handicapés et avec des handicapés. Le système est simple : des groupes constitués d’une personne valide et d’une handicapée vont voyager dans des pays partout autour du monde (Indonésie, Cambodge, Madagascar, Chili, etc.) pour y mener des actions autour du Handicap. Ces actions se diviseront en 4 points principaux :

  • Vivre des expériences hors du commun et en rapport avec les cultures des différents pays (comme la pirogue ou le trek) tout en tenant compte, bien sûr, des possibilités liées au handicap de chacun. En effet, les membres d’Handirection souhaitent vivre leur voyage dans le dépassement de soi pour qu’il ait un réel impact sur leur manière de vivre le handicap.
  • Mener une action de sensibilisation dans les pays traversés, et en France via l’organisation d’événements et l’écriture d’un livre.
    Pour comprendre comment est abordée la question du handicap, sur le plan socioculturel, médical et institutionnel, les membres d’Handirection organiseront des événements « tables rondes » avec des professionnels du handicap locaux.
  • Partager le quotidien des personnes handicapées dans les pays traversés, découvrir leurs cultures et échanger sur leurs réalités de vie.
    Handirection prévoit d’aller à la rencontre de la population locale : accueil chez l’habitant, si possible dans la famille d’une personne handicapée, pour vivre et partager le handicap au quotidien.
  • Rencontrer des associations ou des réseaux d’entraide, les médiatiser, les faire connaître pour ensuite échanger expériences, connaissances et bonnes pratiques. Le projet est aussi de rechercher ce qui existe en terme d’accompagnement du handicap (insertion professionnelle, accessibilité, aides de l’état, loisirs…).

L’équipe :


Perrine :handirection

« Après 12 ans d’ergothérapie et 15 ans d’engagement associatif dans le domaine du handicap, je profite d’une transition professionnelle pour réaliser un rêve : allier mon intérêt pour le contact et l’accompagnement de personnes handicapées et mon goût du voyage, de l’aventure. »

 Émilie :

« En tant que traductrice, je porte déjà un vif intérêt pour les langues et par conséquent les cultures autres que la nôtre. Et en tant que militante dans plusieurs associations de personnes handicapées, je suis curieuse de découvrir ce qu’il se passe dans ce domaine au-delà de nos frontières européennes. »

 Alice :

« Ici Alice, grande passionnée de découverte d’autres cultures. Aujourd’hui, j’ai envie de mettre cette passion au service de l’intérêt commun, et d’aider des personnes handicapées à pouvoir découvrir d’autres pays. Et participer à un échange de bonnes pratiques du traitement du handicap entre ici et ailleurs ! Je me réjouis de ce beau projet. »

Retrouvez toute l’actualité d’Handirection: les équipes, les destinations et bien plus sur leur site: www.handirectiondumonde.com

Projet coup de coeur : Oveng Lodge

Oveng lodge

Le projet Oveng Lodge, qu’est ce que c’est ?

Oveng est un village de 500 habitants au Sud du Cameroun. Hélène Duran et son équipe y ont mis en place un projet du nom de « Oveng Lodge GIC » (Groupement d’Intérêt Communautaire). Oveng Lodge GIC est un lodge écologique et responsable constitué de 6 bungalows construits à partir de matériaux naturels (bois, terre, paille) avec l’aide des populations locales, et d’une plantation de cacaoyers. Le lodge forme et emploie 5 personnes issues de la communauté villageoise. Ce projet a été mis en place pour canaliser le phénomène d’exode rural, qui pose surtout des problèmes par son caractère massif et brutal. Oveng Lodge participe aussi au bien-être des populations locales en leur assurant des revenus.

Le projet en cours:

Aujourd’hui Hélène voudrait résoudre un autre problème grave dont souffrent les habitants de ce village : le manque d’eau. L’équipe d’Oveng Lodge projette de construire 3 forages : 2 pour le village et 1 pour l’école publique. Ces forages Oveng Lodgepermettraient aux populations d’Oveng de ne plus souffrir des problèmes d’eau, et aux enfants de l’école de s’hydrater pendant la récréation. En effet, les femmes et les enfants parcourent en moyenne 5 à 7 km par jour pour aller chercher un peu d’eau potable, ce qui rend la vie vraiment difficile surtout en saison sèche où ils doivent aller encore plus loin. Ce manque d’eau potable occasionne des luttes et beaucoup d’hostilité entre les différentes familles dans le village.

 

Les projets futurs:

Plus tard, Oveng Lodge prévoit de construire un dispensaire pour le village, une bibliothèque à l’école pour les enfants d’Oveng, et de faire venir des instituteurs volontaires pour l’école d’Oveng.   Sans titre

Compte rendu de la Grande Soirée Solidaire 2014

Cette grande soirée du voyage solidaire 2014 fut couronnée de succès ! Une salle comble, de l’émotion, du partage et de la solidarité.

Place aux lauréats:

Les lauréats 2012/13

Les lauréats 2012/13

La soirée a commencé par une présentation de chacun des projets 2013. Les lauréats de l’année dernière nous ont offert un compte rendu de leurs expériences avec une projection de 10 minutes, puis ils nous ont raconté le déroulement de leur projet avant de répondre aux nombreuses questions du public. De belles images et des lauréats très investis ont su transmettre une vive émotion. Les retours sont positifs, beaucoup de travail et de persévérance se sentent dans les récits de nos invités mais les efforts ont porté leurs fruits. En effet les installations et améliorations créées et mises en place (jardin potager, mise en place d’un troc organisé, construction de toilettes sèches, formations autour de l’hygiène et l’alimentation, etc.) sont en activité aujourd’hui, et autonomes. Voici les projets:

  • Jean-Michel Courtois nous a expliqué comment avec son équipe, il a construit des toilettes sèches dans un village au Laos. Ils ont également formé quelques personnes sur place aux questions d’hygiène.
  • Mené par Alexandre Vannier-Moreau, le groupe du projet « Autopias » s’est installé trois mois dans un quartier de Quito en Équateur. Ils y ont mené des actions dans quatre directions : la nutrition, l’architecture, la psychologie et l’économie sociale.
  • Au Malawi, Frédéric Mary a implanté un jardin fruitier et potager géré selon les règles de la permaculture, en concertation avec les équipes locales.
  • François Chassagne et un autre pharmacien ont travaillé pendant neuf mois dans le Mondulkiri au Cambodge, en vue d’une valorisation des savoirs traditionnels de l’ethnie Bunong. Leur action ciblait principalement les plantes à propriétés anti-diarrhéiques/antispasmodiques, antiparasitaire/antibactérienne et réhydratantes/nutritives.

Les lauréats 2014:

Les lauréats 2014 nous ont présenté leurs projets tout autant prometteurs. Voici un résumé des actions qu’ils prévoient de mettre en place :

Lauréats 2014

Les lauréats 2014 avec François Picard et le directeur d’AVI, Philippe Gojon

« Les Hadzabes derrière la caméra«  : Marion Longo réalisera un documentaire sur ce peuple de chasseurs-cueilleurs de Tanzanie. En leur donnant la parole et la caméra, elle espère aider à la sauvegarde de leur culture en péril. « Des Abeilles et des Éléphants«  : Alexia Rondeau et 3 élèves de l’École nationale vétérinaire de Toulouse iront en Zambie inciter certaines communautés à entourer leurs villages de ruches pour se protéger des éléphants. Le but : favoriser l’utilisation des produits de la ruche tout en repoussant les éléphants. « Topo sans frontières – Mission Sri Lanka«  : Loïc Idrès et 6 élèves de l’École Supérieure des Géomètres et Topographes (ESGT) du Mans effectueront la remise en état de bassins de cultures et aideront à rétablir les limites de propriétés. Ils amèneront du matériel et échangeront avec les élèves de l’université locale de topographie.  

Nos invités spéciaux:

Luc Federmeyer et Maurice Freund nous ont présenté leur reportage émouvant sur le tourisme responsable : Alors que la presque totalité du Sahel est sous la menace des enlèvements d’Occidentaux perpétrés par des islamistes, un massif montagneux du Nord du Tchad fait figure d’exception. Pionnier français du tourisme responsable, Maurice Freund, décide d’y emmener un groupe de Français en 2012. Merci à eux d’avoir fait le déplacement et d’avoir pu échanger avec le public.

La fin de soirée:

Les invités ont ensuite longuement discuté autours d’un verre et la soirée s’est terminée comme elle avait commencé, de manière solidaire.

Merci à toutes et à tous d’être venus. Rendez-vous l’année prochaine pour savoir comment ce sont déroulés les projets de nos lauréats 2014 et encourager de nouveaux projets lauréats 2015.

Par Carl SCHROEDER
Minilogo