Lauréat de la bourse AVI 2014 : Des Abeilles et des Eléphants

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Des Abeilles et des Éléphants

A et B 3

© Michel Rilhac 2014

Un projet mené par Alexia, Hélène, Clothilde et Marine, 4 étudiantes en 2ème année de l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse. Les lauréates AVI vont partir en Zambie pour gérer un conflit qui menace de dégrader à la fois le niveau de vie des locaux, mais aussi l’environnement de ces derniers. En effet les éléphants là-bas sont une menace pour les populations, mais nos lauréates comptent bien leur venir en aide, tout en préservant leur environnement: voici un aperçu du projet « Des Abeilles et des Éléphants »

Le contexte :

Après une période de braconnage intensif dans les années 1970 et 1980, les effectifs d’éléphants sont en augmentation en Afrique. Mais parallèlement, leur habitat est progressivement réduit par l’extension des activités humaines. Les conflits Homme/Éléphant deviennent de plus en plus fréquents. Les paysans défendent leurs ressources en leur jetant des pierres, en tirant des coups de feu en l’air, voire en braconnant les animaux, même si c’est illégal. Ces conflits sont à l’origine de blessures voire de morts tant du côté des hommes que des éléphants, et rendent les éléphants de plus en plus agressifs. Des méthodes plus pacifiques existent. L’usage de barrières électrifiées, de barrières enduites d’huile pimentée ou la production de piment (répulsif naturel) sont des techniques de dissuasion qui ont déjà fait leurs preuves.

L’origine du projet :

Le docteur Lucy King a déjà abordé la question et est l’auteur du projet “Elephants and Bees”. Cette chercheuse britannique a montré que les éléphants adoptent un comportement de fuite au bruit des abeilles dérangées et émettent un infrason pour prévenir les éléphants des alentours du danger. Des barrières de ruches sont déjà installées autour des fermes au Kenya, au Botswana, en Tanzanie, au Mozambique et en Ouganda. Les ruches sont reliées les unes aux autres par un fil, ce qui fait que si un éléphant tente de pénétrer dans la ferme, ce n’est pas une ruche mais plusieurs qui vacillent et laissent s’échapper les abeilles dérangées.

abeilles et éléphants

Leur projet :

Alexia, Hélène, Clothilde et Marine souhaitent reproduire le projet de construction de ruches du Dr. King dans le parc national Kasanka en Zambie. Les dégâts causés par les éléphants sur les cultures posent un réel problème économique pour ces paysans de subsistance. La sécurité alimentaire des populations voisines du parc est mise en péril. L’objectif est donc d’améliorer les conditions de vie des populations locales. Cependant, en tant que futures vétérinaires, le maintien de la biodiversité et la préservation des éléphants du parc leur importent tout autant. De plus, ces animaux sont l’attraction phare du parc. Ils permettent son développement touristique et donc, indirectement, le développement des villages voisins.

Ces pachydermes sont donc un patrimoine avec lequel les villageois doivent apprendre à cohabiter s’ils veulent pouvoir se développer.

La porteuse du projet Alexia Rondeau sera présente à notre soirée du voyage solidaire le 2 juin:

Nos lauréats partirons avec des assurance Marco Polo offerte par AVIMarco Polo

Par Carl SCHROEDER Minilogo

Lundi 2 juin : grande soirée AVI du voyage solidaire

Pour la 4ème année consécutive, AVI International s’implique auprès des populations en difficultés en aidant des projets ayant une dimension de solidarité internationale. Le Lundi 2 juin 2014, 3 lauréats seront récompensés à hauteur de 3000 euros afin de réaliser des projets humanitaires.
Nous organisons donc une soirée autour de cet évènement afin, d’informer et de partager dans la joie et la solidarité.

Voici le programme de notre soirée:

A 20h, en introduction, les lauréats 2013 vont nous faire un compte rendu photos et vidéos de leurs expériences:

Autopias : Mené par Alexandre Vannier-Moreau (lauréat 2013), un groupe s’installe trois mois dans un quartier de Quito, la Roldos. Il mène des actions dans quatre directions : la nutrition, l’architecture, la psychologie et l’économie sociale.

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Kunyumba : Dans un centre d’orphelins du Malawi, Frédéric Mary (lauréat 2013) met en place un jardin potager géré selon les règles de la permaculture.

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Valorisation de plantes médicinales au Cambodge : Pendant 9 mois, François Chassagne (lauréat 2012), valorise les savoirs traditionnels du Mondulkiri.

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Projet sanitaire dans les villages Hmong du Laos : Jean-Michel Courtois (lauréat 2013) propose une formation à l’hygiène et veille à la mise en place de moyens techniques permettant de disposer de toilettes et d’une eau suffisante et potable.Hmong Laos

 

A 21h : Projection-rencontre autour du film « Dans les montagnes du Tibesti »

 

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En présence de Luc Federmeyer et de Maurice Freund.

Documentaire de Luc Federmeyer – 52 mn

Alors que la presque totalité du Sahel est sous la menace des enlèvements d’Occidentaux perpétrés par des islamistes, un massif montagneux du Nord du Tchad fait figure d’exception. Un des pionniers français du tourisme responsable, Maurice Freund, décide d’y emmener un groupe de Français en 2012.

 

A l’issue de la projection:

Un échange a lieu entre le public, le réalisateur et Maurice Freund. Et enfin, nous clôturerons cette soirée autour d’un verre solidaire.

 Alors venez nombreux partager ce bon moment avec nous!

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Prix: 3 euros
Réservez votre billet ici : http://culture-aventure.fr/achat-billets.htm

Accès :
-RER : Luxembourg (sortie rue de l’Abbé de l’Épée).
-Bus : 21, 27 (Feuillantines), 38 (Val de Grâce), 82 (Auguste Comte), 83 (Port Royal Saint Jacques), 84 (Panthéon), 89 (Mairie du V-Panthéon), 91 (Port Royal Saint Jacques).
-Métro le plus proche: Censier Daubenton (Ligne 7).
-Station Vélib’ face à l’entrée.

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Quatrième Bourse AVI du voyage solidaire

 avinew+baselinefrÉdition 2014 de la Bourse AVI International du voyage solidaire.

Vous avez un projet de voyage culturel et solidaire ?
Pourquoi ne pas postuler à la Bourse AVI International !

AVI-bourseLa bourse AVI récompensera pour la quatrième année 3 projets de solidarité internationale à hauteur de 3000 € !
AVI offrira é
galement leur assurance voyage aux trois lauréats.

Pour en savoir plus, visitez le site d’AVI International.

Les modalités de candidature et le règlement 2014 sont y en ligne. En cas de doute, n’hésitez pas à nous contacter, et faites passer l’info !

Quelles sont les conditions pour prétendre à la Bourse AVI International ?
Votre projet doit avoir une dimension de « solidarité internationale ». Cela implique qu’il consiste en un échange effectif entre ses participants et des populations de culture ou de pays différents. Cet échange peut être matériel, culturel, scientifique, spirituel, pédagogique, social, etc.

Pour prétendre à la Bourse AVI International, votre projet doit être représenté par un chef de projet qui doit :
– Être majeur et résident en France.
– Effectuer un voyage de 2 à 6 mois dans le cadre du projet défendu.
– Assurer un retour d’expérience aux organisateurs de la Bourse AVI International.

projet kunyumba

Bonne chance à tous et rendez-vous en juin 2014 pour la remise de trophées.

En passant

« L’Asie de mes jeunes yeux », le livre de François Chassagne, lauréat 2012 de la Bourse AVI International

Par Caroline Ducrot

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Notre lauréat 2012 de la Bourse AVI International , François Chassagne, a récemment publié un livre numérique intitulé « L’Asie de mes jeunes yeux » que nous vous invitons à découvrir ici. Il retrace le récit de son voyage qu’il a réalisé en 2009-2010 pendant plus de 9 mois à travers l’Asie (Japon, Chine, Vietnam, Cambodge, Laos). Vous pouvez également suivre son aventure sur le blog www.laroutedefrancois.unblog.fr

De retour du Cambodge 

François Chassagne et Julien Taupin, tous deux pharmaciens, lauréats de la Bourse AVI International 2012 reviennent tout juste de leur voyage ‘solidaire’. Ils ont mis au point leur projet de « Valorisation de plantes médicinales dans la communauté Bunong » après l’avoir présenté à la Bourse AVI l’an passé. Ils ont été aidés par l’Association NOMAD RSI, implantée localement, qui oeuvre pour la communauté Bunong depuis plusieurs années en aidant la population à valoriser son savoir traditionnel et les plantes médicinales utilisées.

Les grandes lignes du projet

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Ce projet à caractère solidaire et scientifique s’est déroulé dans la région du Mondulkiri au Nord-Est du Cambodge de Mai à Septembre 2013. Il avait pour objectif la préservation et la valorisation des savoirs traditionnels de l’ethnie Bunong en s’intéressant particulièrement aux plantes médicinales utilisées par les membres de la communauté. Les épisodes répétés de dysenterie ont orienté leur action vers les plantes à « propriétés anti-diarrhéiques/antispasmodiques, antiparasitaire/antibactérienne et réhydratantes/nutritives ».

L’élaboration de remèdes : un développement local de médicaments à base de plantes

camb3La lutte des troubles gastro-intestinaux est au cœur du projet. Dans ce contexte sanitaire défavorable et suite à la dysenterie, il a fallu creuser du côté des plantes médicinales pour soigner les pathologies gastro-intestinales (diarrhée, maux d’estomac, douleurs,…), le but étant d’élaborer des remèdes anti diarrhéique, antispasmodique, antibactérien, à base de ces plantes. Et également de les aider à fabriquer une solution de réhydratation orale (SRO) pour éviter les déshydratations, conséquence directe des diarrhées.

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A terme, cela devrait se traduire par l’amélioration des soins de santé, le développement de nouvelles sources de revenus (par la vente de ces remèdes), et enfin encourager à la préservation de la biodiversité environnante (notamment celle des plantes utilisées).

Le processus 

  • Le processus a commencé par le choix des plantes. Savoir celles utilisées par la population pour soigner tels troubles ou tels types de symptômes gastro-intestinaux.
  • Puis détailler le nom et l’usage des plantes médicinales : symptômes traités, partie de la plante utilisée, mode d’administration, posologie, fréquence…
  • Effectuer des analyses en laboratoire afin d’évaluer l’efficacité et la toxicité des plantes médicinales utilisées. 
  • camb7Focalisation sur six remèdes (un remède peut contenir jusqu’à 20 plantes différentes !). utilisés pour traiter les maux d’estomac, les hémorroïdes, les toux, les leucorrhées et ceux pour donner de l’énergie et aider à améliorer la santé après l’accouchement (traitement très utilisé au Cambodge).
  • Elaboration d’une notice d’emploi détaillant la composition de chaque remède, les quantités de plante utilisés, les lieux de récolte, le mode d’utilisation, les précautions à suivre, les conditions de conservation et les coordonnées du tradipraticien. Les notices ont été écrites en Anglais et seront traduites en Khmer par l’association Nomad RSI.

Sensibiliser la population

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Cambodge1Le conseil auprès des villageois pour une meilleure utilisation des plantes était essentiel. Des ateliers de sensibilisation via des mises en scènes théâtrales explicitant les mesures d’hygiène nécessaire ont été mis en oeuvre afin de lutter contre les troubles gastro-intestinaux. Les deux voyageurs ont également apporté une contribution financière pour la réalisation d’une maison de vente de plantes médicinales (disposée au-devant de la maison du tradipraticien) servant au stockage des plantes et à la vente des remèdes; l’achat d’une balance pour mesurer précisément la quantité de plante; ainsi qu’un registre de suivi avec différentes informations à compléter afin de lui permettre de suivre ses patients après la vente du traitement.

Un projet qui a abouti sur une réelle belle expérience humaine. Encore bravo à eux !