Bourse AVI du Voyage Solidaire : Compte rendu du projet Hygiène et Santé dans les villages Hmong du Laos

L’origine du projet

C’est en 2010, pendant un voyageVillage au Laos, que Jean-Michel Courtois découvre le village Hmong. Cette belle histoire est née d’un heureux hasard. Quand son guide et lui s’embarquent sur une mauvaise piste dans la montagne de Ban Huey Pong, ils étaient loin d’imaginer l’histoire qui s’en suivrait. Ils marchèrent dans la forêt pendant 8 heures avant de tomber sur ces villageois avec qui il noua des liens très forts. Cette découverte fut pour Jean-Michel un choc émotionnel et culturel et il s’engagea à y revenir l’année suivante.Famille Hmong

Les toilettes sèches

Notre lauréat a voulu commencer par améliorer les conditions d’hygiène dans lesquelles vivaient ces villageois. La première étape est passée par la construction de toilettes sèches. C’est une construction difficile à réaliser et qui a mobilisé l’énergie de tout le village. Pour ce faire, l’équipe a pris contact avec les services du Parc Régional du Pilat, au dessus de Saint-Étienne, qui avaient installé en toute satisfaction ce type de toilettes dans son Parc. L’entreprise spécialisée a donné l’autorisation de s’inspirer de leurs plans. Pour finaliser le projet, un membre ami architecte a par ailleurs adapté les plans en fonction des possibilités techniques locales.plans Le principe de ces toilettes est relativement simple. Il s’agit d’intercaler dans la fosse une grille métallique qui fait office de séparation entre le solide et le liquide. Le solide reste sur la grille et est séché par la chaleur ambiante et par un fort système de ventilation. Deux grilles à l’arrière des toilettes permettent de récupérer la matière et de s’en servir comme compost. Le liquide quant à lui s’évapore. La condition d’un bon fonctionnement suppose que les toilettes soient orientées plein Sud et que la fosse soit parfaitement hermétique.

Le chantier

La première étape de la construction a été de rassembler les différents matériaux pour pouvoir mener à bien le chantier. Le ciment et les parpaings ont été achetés dans la vallétravauxe à une vingtaine de kilomètres du village. Les différents éléments métalliques permettant d’assembler les grilles ont été, eux, achetés à une cinquantaine de kilomètres. Ces achats éloignés ont également posé le problème de leur récupération. À l’inverse, le sable et les galets ont directement été pris dans la rivière. travaux2Le chantier s’est déroulé en plusieurs étapes avec la participation de tout le village. Femmes, adolescents et hommes ont donné de leur personne pour que les toilettes sortent de terre. Curieux, les enfants ne perdaient rien de ce qui se faisait. Tout cela s’est passé dans une bonne ambiance et le soir, tous se retrouvaient autour d’un bon repas fait de pousses de bambous bouillies et de riz gluant.

Un imprévu

Les toilettes sèches achevées, Jean -Michel et les villageois se sont aperçus qu‘elles n’étaient pas si sèches que cela ! En effet une mauvaise isolation de la cuve doublée des effets de la mousson n’ont pas permis de maintenir la cuve dans un état de sécheresse suffisant. Les membres du projet sont donc revenus sur place en 2014 pour colmater comme ils l’ont pu les espaces qui laissaient s’infiltrer la pluie. Par précaution une évacuation qui donne dans un puisard (système de drainage) a été ajoutée.

L’association Peuples et montagnes du Mekong

Jean-Michel Courtois a créé l’association Peuples et Montagnes du Mekong afin de permettre à tous ceux qui le veulent de s’investir pour ces villageois laotiens. Le projet prend plus d’envergure et concerne aujourd’hui des domaines comme la médecine. En effet, en 2013, une mission médicale a été menée en compagnie de 3 médecins à Ban Pakeo. Des soins élémentaires ont pu être dispensés aux nécessiteux et la mission a aussi permis de détecter plusieurs cas graves, dont celui d’un jeune adolescent atteint d’une maladie du cœur : une CIV (communication inter ventriculaire) qui nécessite une opération délicate par des chirurgiens cardiologues spécialisés, spécialité n’existe malheureusement pas encore au Laos. Après un an d’efforts pour que la maladie de cet adolescent soit prise en compte, c’est enfin fait depuis le lundi 2 juin. Le garçon a été opéré par une équipe française et il se porte bien! Au mois de juin, une équipe de deux infirmières et d’un infirmier ont commencé une mission de formation auprès des infirmières Lao de l’Hôpital d’Oudomxai. Au mois de Novembre, une deuxième mission médicale sera conduite auprès des villages reculés de montagne.

Au mois de Mai à l’occasion d’un voyage solidaire, l’association a financé l’équipement complet d’une classe de collège (tables, chaises, tableau), y compris de nouvelles toilettes. 5 autres écoles ont été approvisionnées en matériel scolaire classique (cahiers, crayons pour chaque élève). Toujours dans le domaine scolaire, l’association soutient également deux structures un peu particulières : le Centre pour Jeunes Sourds et Malentendants de Luang Prabang et le seul Centre pour Jeunes Autistes existant au Laos à Vientiane.

 Le projet en vidéo

La Bourse AVI : Compte rendu du projet « Valorisation de plantes médicinales dans la communauté Bunong »

Remèdes planteVous vous demandez peut-être ce que nos précédents lauréats ont accompli pendant leurs voyages solidaires?

Voici le compte rendu du projet de François Chassagne et Julien Taupin au cours de leur séjour au Cambodge. Ces deux pharmaciens sont partis pour mettre au profit de l’ethnie Bunong, leurs compétences techniques et sociales de pharmaciens. Leur objectif a été la préservation et la valorisation des savoirs traditionnels de cette population dans le domaine médicinal. Le tradipraticien (personne pratiquant une médecine non conventionnelle, traditionnelle) local avait déjà commencé à préparer des remèdes à base de plantes pour ses congénères. François et Julien sont donc intervenus afin d’assurer la qualité du produit et la sécurité des patients.
Nous allons reprendre étape par étape le déroulement de leurs travaux.

Projet de développement avec le jeune tradipraticien

Il a d’abord fallu que nos deux lauréats se renseignent sur les plantes utilisées dans les remèdes traditionnels. Ils se sont focalisés sur six remèdes utilisés pour traiter les maux d’estomac, les hémorroïdes, les toux, les leucorrhées et ceux pour donner de l’énergie et aider à améliorer la santé après l’accouchement (traitement très utilisé au Cambodge). Pour cela ils ont donc travaillé avec le tradipraticien Bunong avec qui ils se sont entretenus plusieurs jours par l’intermédiaire d’un interprète.

Récolte des plantes

La deuxième étape était ensuite de récolter (en présence du tradipraticien) toutes les plantes utilisées pour ces six remèdes. (Un remède peut contenir jusqu’à 20 plantes différentes !). Nos lauréats ont récolté ainsi plus d’une cinquantaine de plantes en différentes saisons (sèche : janvier-mars, et humide : avril-juin).sac de plantes

Identification et tri de chaque plantes

La troisième étape consistait à identifier précisément chaque plantes, puis à effectuer un herbier de toutes les plantes utilisées. De cette manière le tradipraticien peut maintenant continuer à travailler seulherbier.

La collaboration de l’herbier national de Phnom Penh leur a été d’une grande aide, et l’utilisation de divers ouvrages de botanique généraliste, ou plus spécifique au Cambodge (Flore photographique du Cambodge; Dictionnaire des plantes utiles au Cambodge….) a été incontournable. Nos deux lauréats ont aussi comparé leurs planches d’herbiers à celles en accès libre sur le site du Museum National d’Histoire Naturelle de Paris.

Conception de notices

A partir de toutes les informations recueillies, François et Julien ont élaboré une notice d’emploi détaillant la composition de chaque remède, les quantités de plantes utilisées, les lieux de récolte, le mode d’utilisation, les précautions à suivre, les conditions de conservation et les coordonnées du tradipraticien. Ainsi, les patients auront la garantie que le remède ne relève pas du charlatanisme.

Recherche auprès des villageois

Le même travail a été effectué avec des villageois lambda. 52 d’entre eux, de tous âges, ont été interrogé sur les matières médicales (plantes, animaux, champignons, produits d’insectes) utilisées pour soigner 10 pathologies différentes (Fièvre/rhume, Paludisme, Brûlure, Blessure, Maux d’estomac, Toux, Diarrhée, Rhumatisme, Maux de tête, entorse/foulure et traitement après l’accouchement). Les plantes ont ensuite été récoltées, séchées et triées dans un herbier.valorisation des plantes 3
Les résultats ont montré qu’un fort pourcentage de villageois possède une connaissance en médecine traditionnelle. Plus d’une soixantaine de plantes ont été décrites dont certaines sont très populaires (le goyavier pour traiter les diarrhées notamment). Ils peuvent aussi bien utiliser des feuilles, de l’écorce ou des racines dont ils extraient les principes actifs grâce à de l’eau bouillante.

Ces 9 mois de dur labeur ont donc porté leurs fruits, et Julien et François ont atteint leur objectif. La communauté Bunong a maintenant un système médical clair et efficace sur le long terme et qui devrait leur permettre de mieux se soigner.
Félicitation à François Chassagne et Julien Taupin pour cette belle réussite.

Le projet en vidéo

Les lauréats de la bourse AVI International bénéficient d’une assurance voyage gratuite offerte par AVI International.

Par Carl SCHROEDER
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L’assurance des cartes bancaires est-elle suffisante?

Les assurances des cartes bancaires sont elles réellement adaptées au voyage?

Les magazines « Le revenu » et « Capital » se sont penchés sur la question de l’assurance voyage des cartes bancaires. Leurs diagnostic est sans appel : les couvertures incluses dans les cartes bancaires sont insuffisantes.

« Si, comme 90 % des Français, vous détenez une carte bancaire, vouLerevenu logos profitez d’un premier niveau de couverture. Il ne suffit pas toujours. Les exclusions sont nombreuses, les franchises élevées, les plafonds de remboursement bas, et la couverture prend fin automatiquement au bout de quatre-vingt-dix jours. »
Source: Magazine Le Revenu

 

« 60 000 euros pour une admission aux urgences aux États-Unis, 55 000 eurCapital logoos pour un rapatriement de Chine vers la France, 25 000 euros pour une hospitalisation consécutive à une bronchite (…) 8000 euros par exemple pour une gastro sévère en Espagne » Magazine Capital

Les assurances des cartes bleues peuvent donc présenter des limites, alors pour éviter les mauvaises surprises, pensez à souscrire à une assurance voyage avant de partir. Découvrez nos offres Marco Polo et Routard assurances sur notre site: www.avi-international.com

Comparatif des assurances voyage :

Le magazine Le Revenu a aussi publié un comparatif des assurances voyage les plus importantes sur le marché; AVI International y obtient un bon classement avec 3 étoileroutar2012s (le maximum). Le magazine a choisi notre assurance « routard« , conçue en partenariat avec le guide du routard pour son comparatif. Le Revenu a retenu notre couverture sur les frais médicaux qui fait partie des meilleures et sans franchise (300 000 euros), ainsi que notre tarif très compétitif (tarif standard: à partir de 32 euros par semaine).

 

 

Réunion du jury de la bourse AVI du Voyage Solidaire – 20 mai 2014

Le jury de la bourse AVI du voyage solidaire 2014 s’est réuni ce mardi 20 Mai pour examiner tous les projets candidats et déterminer les 3 lauréats de cette année.

Voici la composition de notre jury:Solidarité et voyage

-Philippe Gojon, président du jury et DG d’AVI
-Pascal Blox, directeur administratif et financier de PIE
-Michel Rilhac, directeur du bureau France du groupe Kaplan International, membre de L’Office.org
-Delphine Vaills , présidente de l’UFAAP et directrice d‘Europair Services
-Ksenyia Yasinska, déléguée générale de l’UNOSEL
-Dolores Merino-Cebrian, Directrice Responsabilité d’entreprise Transat France

-Coralie Le Rasle, Magazine Carnets d’Aventures
-Stéphanie Paquet, AVI, Responsable Administratif et Financier
-Beatriz Valiente, AVI, Chargée de clientèle Département Europe du Sud.

Jury

70 dossiers ont été reçus cette année, 40 présélectionnés et étudiés par le jury 2014. De la Zambie à la Bolivie, en passant par le Sri Lanka, les dossiers ont été divers et variés. Des projets riches, une sélection finale difficile et de longues heures de délibérations ce mardi 20 mai 2014.

 

Les lauréats sont :

-« Les Hadzabes derrière la caméra » : Marion Longo réalisera un documentaire sur ce peuple de chasseurs-cueilleurs de Tanzanie. En leur donnant la parole, elle espère aider à la sauvegarde de leur culture en péril.

– « Des Abeilles et des Éléphants » : Alexia Rondeau et des élèves de l’École nationale vétérinaire de Toulouse iront en Zambie inciter certaines communautés à entourer leurs villages de ruches pour se protéger des éléphants. Le but : agir pour leur sauvegarde et favoriser l’utilisation des produits de la ruche.

– « Topo sans frontières – Mission Sri Lanka » : Loïc Idrès et des élèves de l’École Supérieure des Géomètres et Topographes (ESGT) du Mans effectueront la remise en état de bassins de cultures et aideront à rétablir les limites de propriétés. Ils amèneront du matériel et échangeront avec les élèves de l’université locale de topographie.

Les lauréats partiront avec une assurance Marco Polo offerte par AVI.

Nous sommes heureux de constater que la solidarité reste active autour de nous et attendons avec impatience la soirée du 2 juin du Voyage Solidaire pour faire connaissance avec les lauréats 2014 et découvrir les projets 2013 menés à bien.

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En passant

L’utilité de l’Assurance Voyage : la sécurité avant tout

Par Caroline Ducrot avinew+baselinefr Pour éviter qu’un séjour de rêve ne se transforme en cauchemar, l’Assurance Voyage AVI International vous propose des garanties pour différentes situations. Selon vos besoins, les frais médicaux, une hospitalisation, l’invalidité ou le décès suite à un accident, les frais de rapatriement, la responsabilité civile, les frais d’avocat, avance de caution à l’étranger, la perte ou vol des bagages…vous êtes sûrs de pouvoir vous reposer sur votre assurance. plage Une étude canadienne sur l’usage de l’assurance voyage D’après une étude annuelle réalisée par BMO Assurance sur le peuple canadien, 1/4 aurait déjà eu besoin d’une assistance médicale en voyage à l’étranger. Sur les 83% des Canadiens qui prévoyaient de prendre des vacances durant cet été, 24%, soit le quart ont déjà eu besoin d’assistance médicale, pour eux ou pour un compagnon de voyage. Cependant, les soins médicaux extrêmement coûteux ne semblent pas décourager 42% des répondants qui pensent pouvoir couvrir de leurs propres moyens tous leurs frais médicaux s’ils rencontraient un problème à l’étranger, sans être assurés. Une situation qui paraît encore plus périlleuse au vu d’une opération aux USA qui peut dépasser les 10 000 €, par exemple. 31% des Canadiens ne souscriraient que parfois ou bien jamais de protection médicale pour leurs voyages à l’étranger. Les motifs avancés en sont qu’ils pensent être déjà couverts (soit par un régime de soins de santé, soit par la carte de crédit); le coût élevé des primes ou encore parce qu’ils jugent peu probable de se blesser et ainsi de nécessiter de soins médicaux. (Source : http://www.lelezard.com/communique-1977912.html) Mieux vaut être prévoyant car le hasard fait…mal les choses  Mais pourquoi être prévoyant ? « Que peut-il bien m’arriver alors que je fais très attention ? » On y est, tout est parfait, soleil, détente et farniente dans un cadre idyllique…Et voilà que lors d’une simple activité vous vous blessez et nécessitez alors une hospitalisation. L’avantage de l’assurance voyage est qu’elle prend entièrement en charge les soins médicaux qui peuvent se révéler très coûteux dans certains pays.enfants Si votre voyage doit être interrompu en cas d’accident, vos proches auront la possibilité de vous rendre visite (billets d’avion et hébergement pris en charge). Autre point, pour ce qui est le cas de 26 millions de pertes chaque année, les bagages. Vous êtes arrivés à bon port de votre destination mais surprise, vos bagages ont été égarés…Là encore, votre assurance vous dédommage. Être prévoyant, c’est aussi se renseigner sur les risques sanitaires éventuellement relevés dans le pays où vous vous rendez car il est rapide de contracter une maladie. Nous vous recommandons donc de souscrire une assurance adaptée à votre cas. Vous trouverez sûrement l’offre qui vous convient sur avi-international.com

Les 10 bonnes raisons de souscrire une assurance voyage chez AVI International

Les assurances font partie des dépenses les plus frustrantes lors des vacances ou voyages, et pourtant, le jour où vous en aurez besoin, vous serez bien content de ne pas avoir été négligent.

Une agression, un vol de passeport, une tempête ou autre problème dû au hasard, peut vous conduire à l’hôpital pour subir des soins. Qui se chargerait alors de votre rapatriement si la situation devenait critique, qui vous éviterait les coûts et la perte de temps et d’argent, qui vous donnerait quelques conseils et orientation si vous vous sentez perdus dans les démarches ?

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