Développement d’un jardin éducatif dans une école publique à Madagascar

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Projet ADD

Aide au Développement Durable

Un prix spécial du jury sera décerné lundi 2 juin par Philippe Gojon, Directeur d’AVI International, à ce projet qui n’a pas pu être inclus parmi les 3 lauréats mais méritait cependant d’être encouragé.

Le projet:

Prix du jury Madagascar

Le terrain prévu pour le jardin maraîcher

L’objectif est de mettre en place et développer un jardin éducatif dans une école publique située dans la commune rurale de Vinaninkarena (Région : Vakinankaratra, Madagascar). Il s’agit d’aménager sur un terrain disponible au sein de l’école une aire de plantation (jardin maraîcher, jardin aromatique, jardin fruitier) pour produire différents fruits et légumes. Le concept du jardin partagé sera développé dans la communauté de l’école comme étant un support pédagogique centré autour de nombreuses activités liées à l’environnement et à la convivialité.

 

Objectifs :

Améliorer l’environnement et les conditions d’apprentissage des élèves, et rendre leur milieu de travail plus attractif Promouvoir un accompagnement éducatif : acquérir le sens de la responsabilité collective, développer le concept de partage et stimuler leur curiosité Être sensibilisés à l’écologie et apprendre à respecter un milieu naturel et vivant Aiguiser leur sens de l’observation par le suivi de l’évolution des plantations dans le temps Initier les élèves aux techniques de culture, leur faire acquérir un savoir-faire

Prix du jury Madagascar 2

Élèves en classe de 7ème

Sans titre

Lauréat de la bourse AVI 2014 : Des Abeilles et des Eléphants

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Des Abeilles et des Éléphants

A et B 3

© Michel Rilhac 2014

Un projet mené par Alexia, Hélène, Clothilde et Marine, 4 étudiantes en 2ème année de l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse. Les lauréates AVI vont partir en Zambie pour gérer un conflit qui menace de dégrader à la fois le niveau de vie des locaux, mais aussi l’environnement de ces derniers. En effet les éléphants là-bas sont une menace pour les populations, mais nos lauréates comptent bien leur venir en aide, tout en préservant leur environnement: voici un aperçu du projet « Des Abeilles et des Éléphants »

Le contexte :

Après une période de braconnage intensif dans les années 1970 et 1980, les effectifs d’éléphants sont en augmentation en Afrique. Mais parallèlement, leur habitat est progressivement réduit par l’extension des activités humaines. Les conflits Homme/Éléphant deviennent de plus en plus fréquents. Les paysans défendent leurs ressources en leur jetant des pierres, en tirant des coups de feu en l’air, voire en braconnant les animaux, même si c’est illégal. Ces conflits sont à l’origine de blessures voire de morts tant du côté des hommes que des éléphants, et rendent les éléphants de plus en plus agressifs. Des méthodes plus pacifiques existent. L’usage de barrières électrifiées, de barrières enduites d’huile pimentée ou la production de piment (répulsif naturel) sont des techniques de dissuasion qui ont déjà fait leurs preuves.

L’origine du projet :

Le docteur Lucy King a déjà abordé la question et est l’auteur du projet “Elephants and Bees”. Cette chercheuse britannique a montré que les éléphants adoptent un comportement de fuite au bruit des abeilles dérangées et émettent un infrason pour prévenir les éléphants des alentours du danger. Des barrières de ruches sont déjà installées autour des fermes au Kenya, au Botswana, en Tanzanie, au Mozambique et en Ouganda. Les ruches sont reliées les unes aux autres par un fil, ce qui fait que si un éléphant tente de pénétrer dans la ferme, ce n’est pas une ruche mais plusieurs qui vacillent et laissent s’échapper les abeilles dérangées.

abeilles et éléphants

Leur projet :

Alexia, Hélène, Clothilde et Marine souhaitent reproduire le projet de construction de ruches du Dr. King dans le parc national Kasanka en Zambie. Les dégâts causés par les éléphants sur les cultures posent un réel problème économique pour ces paysans de subsistance. La sécurité alimentaire des populations voisines du parc est mise en péril. L’objectif est donc d’améliorer les conditions de vie des populations locales. Cependant, en tant que futures vétérinaires, le maintien de la biodiversité et la préservation des éléphants du parc leur importent tout autant. De plus, ces animaux sont l’attraction phare du parc. Ils permettent son développement touristique et donc, indirectement, le développement des villages voisins.

Ces pachydermes sont donc un patrimoine avec lequel les villageois doivent apprendre à cohabiter s’ils veulent pouvoir se développer.

La porteuse du projet Alexia Rondeau sera présente à notre soirée du voyage solidaire le 2 juin:

Nos lauréats partirons avec des assurance Marco Polo offerte par AVIMarco Polo

Par Carl SCHROEDER Minilogo

Lauréat de la bourse AVI 2014 : Topo sans frontières au Sri Lanka

Bannière BourseTSF Sri Lanka

Les membres de ce projet font partie de l’association Topo Sans Frontières (TSF) et réunit des étudiants de l’École Supérieure des Géomètres et Topographes (ESGT) du Mans. À travers leurs missions, principalement en Asie et en Afrique, les étudiants sont acteurs de la solidarité internationale et permettent ainsi d’aider et de former en topographie les populations locales dans les pays en voie de développement. Aujourd’hui, l’équipe de TSF a choisi de partir au Sri Lanka.

Les apports de nos lauréats vont se faire sur 3 plans :

Travaux Topographiques:

Les membres de TSF vont effectuer la remise en état de bassins de cultures appelés « Tanks » et rétablir les limites de propriétés. Les « tanks » (réservoirs d’eau) sont utilisés pour l’évacuation des eaux usées mais aussi pour l’irrigation des cultures. Leur préservation est donc nécessaire puisque le secteur agricole tient encore une part importante dans l’économie du pays. Le bornage des propriétés permet par la suite, de constituer une base de données foncière appelée à devenir le cadastre sri lankais.Sri lanka 2

 Apport De matériel:

 Des dons de matériel topographique à l’université de Sabaragamuwa et à l’association Rural Irrigation Maintenance Division (RIMD) seront faits dans le but d’offrir une formation plus approfondie aux géomètres et étudiants sri lankais afin de leur donner les moyens de continuer les travaux en autonomie après le départ des lauréats.

 Échange, Rencontre et formation:

La rencontre des étudiants et professeurs de la section géomatique permettra  d’échanger les connaissances et de réduire les inégalités de formations respectives.

 

TSF dessin

© Michel Rilhac 2014

Les lauréats de la bourse AVI vont donc contribuer à améliorer les conditions de vie des habitants en effectuant des travaux complexes et onéreux ne pouvant être assumés dans leur totalité par les populations locales.

 

 

Loïc Idres, le porteur du projet TSF, sera présent à la soirée du voyage solidaire

le 2 juin: http://on.fb.me/1prss9i

 

Les lauréats partiront avec une assurance Marco Polo offerte par AVI:

Marco Polo

Par Carl SCHROEDER

Minilogo

Lauréat de la bourse AVI 2014: Les Hadzabes derrière la caméra

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Les Hadzabes derrière la caméra

En 2012, Marion Longo, étudiante en ethnologie & sociologie à l’université de Toulouse, part dans le nord de la Tanzanie, auprès d’une tribu de chasseurs-cueilleurs: les Hadzabes. Pendant 2 semaines, Marion partage le quotidien de cette tribu et noue des liens particuliers avec ces derniers. Après cette expérience, Marion décide d’agir pour venir en aide à ce peuple qui est menacé de disparaitre et monte ce projet en solo.

Quels problèmes rencontrent-ils?

Le problème des Hadzabes est qu’aujourd’hui, il ne leur reste plus que 10% de leur territoire ancestral. L’accès à la terre est le problème principal, cette tribu nomade a besoin d’un large espace, puisque chasseurs-cueilleurs. De plus, avec le développement du tourisme en Tanzanie, les « parcs naturels » se multiplient et de nombreuses ethnies sont chassées hors de ces grands espaces. Ces tribus se retrouvent donc hadzabesà empiéter mutuellement sur leurs territoires et celui des chasseurs-cueilleurs se réduit sans qu’ils ne puissent rien faire. Des conséquences comme le manque d’eau et de nourriture font de ce phénomène un réel enjeu.
Les Hadzabes se mettent alors à commercer avec les ethnies voisines, afin d’acheter l’eau et les aliments qui leur manquent. Pour cela, leur seule ressource est bien souvent la visite de touristes dans leur camp et la vente de parures en perles. La sédentarisation près des villages et la dépendance vis à vis du tourisme est une conséquence rapide.
La tribu est obligé de se transformer pour s’adapter aux changements, et peut-être bientôt disparaître.

Comment agir?

Des démarches ont déjà été entreprise pour aider à la sauvegarde de cette culture. L’association Ujamaa Community Resource Team (UCRT) se bat pour les droits des ethnies du nord de la Tanzanie. Avec deux représentants Hadza, Naftali Kitandu et Richard Baallow ainsi que l’avocat Edward Lekaita, ils ont saisi l’occasion de défendre les droits des Hadzabes devant la commission et d’améliorer la reconnaissance des Hadzabes par le gouvernement.

En réalisant un film documentaire sur les Hadzabes, Marion compte leur donner une occasion de s’exprimer et surtout de se faire entendre pour sauver cette culture en péril.

Hadzabes dessin

© Michel Rilhac 2014

Marion sera présente à la soirée du voyage solidaire le 2 juin:
http://on.fb.me/1prss9i

Notre lauréate partira avec une assurance Marco Polo offerte par AVI:

Marco Polo

Sans titre

Réunion du jury de la bourse AVI du Voyage Solidaire – 20 mai 2014

Le jury de la bourse AVI du voyage solidaire 2014 s’est réuni ce mardi 20 Mai pour examiner tous les projets candidats et déterminer les 3 lauréats de cette année.

Voici la composition de notre jury:Solidarité et voyage

-Philippe Gojon, président du jury et DG d’AVI
-Pascal Blox, directeur administratif et financier de PIE
-Michel Rilhac, directeur du bureau France du groupe Kaplan International, membre de L’Office.org
-Delphine Vaills , présidente de l’UFAAP et directrice d‘Europair Services
-Ksenyia Yasinska, déléguée générale de l’UNOSEL
-Dolores Merino-Cebrian, Directrice Responsabilité d’entreprise Transat France

-Coralie Le Rasle, Magazine Carnets d’Aventures
-Stéphanie Paquet, AVI, Responsable Administratif et Financier
-Beatriz Valiente, AVI, Chargée de clientèle Département Europe du Sud.

Jury

70 dossiers ont été reçus cette année, 40 présélectionnés et étudiés par le jury 2014. De la Zambie à la Bolivie, en passant par le Sri Lanka, les dossiers ont été divers et variés. Des projets riches, une sélection finale difficile et de longues heures de délibérations ce mardi 20 mai 2014.

 

Les lauréats sont :

-« Les Hadzabes derrière la caméra » : Marion Longo réalisera un documentaire sur ce peuple de chasseurs-cueilleurs de Tanzanie. En leur donnant la parole, elle espère aider à la sauvegarde de leur culture en péril.

– « Des Abeilles et des Éléphants » : Alexia Rondeau et des élèves de l’École nationale vétérinaire de Toulouse iront en Zambie inciter certaines communautés à entourer leurs villages de ruches pour se protéger des éléphants. Le but : agir pour leur sauvegarde et favoriser l’utilisation des produits de la ruche.

– « Topo sans frontières – Mission Sri Lanka » : Loïc Idrès et des élèves de l’École Supérieure des Géomètres et Topographes (ESGT) du Mans effectueront la remise en état de bassins de cultures et aideront à rétablir les limites de propriétés. Ils amèneront du matériel et échangeront avec les élèves de l’université locale de topographie.

Les lauréats partiront avec une assurance Marco Polo offerte par AVI.

Nous sommes heureux de constater que la solidarité reste active autour de nous et attendons avec impatience la soirée du 2 juin du Voyage Solidaire pour faire connaissance avec les lauréats 2014 et découvrir les projets 2013 menés à bien.

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Lundi 2 juin : grande soirée AVI du voyage solidaire

Pour la 4ème année consécutive, AVI International s’implique auprès des populations en difficultés en aidant des projets ayant une dimension de solidarité internationale. Le Lundi 2 juin 2014, 3 lauréats seront récompensés à hauteur de 3000 euros afin de réaliser des projets humanitaires.
Nous organisons donc une soirée autour de cet évènement afin, d’informer et de partager dans la joie et la solidarité.

Voici le programme de notre soirée:

A 20h, en introduction, les lauréats 2013 vont nous faire un compte rendu photos et vidéos de leurs expériences:

Autopias : Mené par Alexandre Vannier-Moreau (lauréat 2013), un groupe s’installe trois mois dans un quartier de Quito, la Roldos. Il mène des actions dans quatre directions : la nutrition, l’architecture, la psychologie et l’économie sociale.

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Kunyumba : Dans un centre d’orphelins du Malawi, Frédéric Mary (lauréat 2013) met en place un jardin potager géré selon les règles de la permaculture.

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Valorisation de plantes médicinales au Cambodge : Pendant 9 mois, François Chassagne (lauréat 2012), valorise les savoirs traditionnels du Mondulkiri.

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Projet sanitaire dans les villages Hmong du Laos : Jean-Michel Courtois (lauréat 2013) propose une formation à l’hygiène et veille à la mise en place de moyens techniques permettant de disposer de toilettes et d’une eau suffisante et potable.Hmong Laos

 

A 21h : Projection-rencontre autour du film « Dans les montagnes du Tibesti »

 

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En présence de Luc Federmeyer et de Maurice Freund.

Documentaire de Luc Federmeyer – 52 mn

Alors que la presque totalité du Sahel est sous la menace des enlèvements d’Occidentaux perpétrés par des islamistes, un massif montagneux du Nord du Tchad fait figure d’exception. Un des pionniers français du tourisme responsable, Maurice Freund, décide d’y emmener un groupe de Français en 2012.

 

A l’issue de la projection:

Un échange a lieu entre le public, le réalisateur et Maurice Freund. Et enfin, nous clôturerons cette soirée autour d’un verre solidaire.

 Alors venez nombreux partager ce bon moment avec nous!

Bannière Bourse 2

Prix: 3 euros
Réservez votre billet ici : http://culture-aventure.fr/achat-billets.htm

Accès :
-RER : Luxembourg (sortie rue de l’Abbé de l’Épée).
-Bus : 21, 27 (Feuillantines), 38 (Val de Grâce), 82 (Auguste Comte), 83 (Port Royal Saint Jacques), 84 (Panthéon), 89 (Mairie du V-Panthéon), 91 (Port Royal Saint Jacques).
-Métro le plus proche: Censier Daubenton (Ligne 7).
-Station Vélib’ face à l’entrée.

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Quatrième Bourse AVI du voyage solidaire

 avinew+baselinefrÉdition 2014 de la Bourse AVI International du voyage solidaire.

Vous avez un projet de voyage culturel et solidaire ?
Pourquoi ne pas postuler à la Bourse AVI International !

AVI-bourseLa bourse AVI récompensera pour la quatrième année 3 projets de solidarité internationale à hauteur de 3000 € !
AVI offrira é
galement leur assurance voyage aux trois lauréats.

Pour en savoir plus, visitez le site d’AVI International.

Les modalités de candidature et le règlement 2014 sont y en ligne. En cas de doute, n’hésitez pas à nous contacter, et faites passer l’info !

Quelles sont les conditions pour prétendre à la Bourse AVI International ?
Votre projet doit avoir une dimension de « solidarité internationale ». Cela implique qu’il consiste en un échange effectif entre ses participants et des populations de culture ou de pays différents. Cet échange peut être matériel, culturel, scientifique, spirituel, pédagogique, social, etc.

Pour prétendre à la Bourse AVI International, votre projet doit être représenté par un chef de projet qui doit :
– Être majeur et résident en France.
– Effectuer un voyage de 2 à 6 mois dans le cadre du projet défendu.
– Assurer un retour d’expérience aux organisateurs de la Bourse AVI International.

projet kunyumba

Bonne chance à tous et rendez-vous en juin 2014 pour la remise de trophées.

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Café des Spores : un des projets lauréats de la Bourse AVI 2013

Par Caroline Ducrot

AVI International 

AVI-bourse2013-V2

Autre lauréat de la Bourse, le projet : CAFE DES SPORES par Pauline Petit et Romain Desnoux

Objectif: Développer un système de culture de champignons à partir de déchets de cueillette de café, dans une fazenda de café brésilienne

Ces deux jeunes, âgés respectivement de 25 et 28 ans et tous deux dans le domaine environnemental, ont décidé d’agir au niveau de l’Etat de Bahia au Brésil, plus gros producteur de café au monde. Leur devise « il n’y a pas de déchet, il n’y a que des ressources ». Cette culture de champignons a pour objectif la viabilité économique de la fazenda, sur le long terme.

LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES

C’est en lisant un article que l’idée a « germé » en eux. Ils expliquent : « Parfois dans la vie, le temps, ou plutôt la routine, se suspend. Par exemple, quand on boit son café en feuilletant L’Economie Bleue, et qu’on tombe sur cette phrase : ‘’Entre le moment où les grains de café quittent les fermes et celui où ils finissent dans nos tasses, 99,8% de leur masse va être mise au rebut’’. On s’interrompt alors dans sa lecture en contemplant, l’oeil vide et coupable, un mug rempli de 30 cl de gaspillage ».
Une révélation surprenante qui a tout de suite constituer une base solide et originale au projet. Autre nouvelle en découlant, sur 1 kilo de café récolté, seuls 2 grammes finiraient dans l’estomac.

LE DECHET EST UNE RESSOURCE : UN BON PLAN POUR L’ECONOMIE

Chacun a déjà entendu parler de recyclage, ici c’est le même principe. Le déchet se transforme en ressource lorsqu’il est ramassé afin d’être transformé puis réutilisé. Ecologie et économie vont de pair, Pauline et Romain rapportent ainsi un résultat émis par l’économiste Gunter Pauli selon lequel, la culture de champignons à partir des déchets de récolte du café permet de créer 2 emplois par ferme et d’assurer la diversification des revenus des agriculteurs. Ainsi tout l’enjeu économique réside là, cela requerrait de faibles investissements mais en plus, pourrait être à l’origine de la création de débouchés commerciaux, aussi bien pour l’alimentation humaine qu’animale et créer des revenus complémentaires aux producteurs locaux. Gunter Pauli parle ainsi de l’‘Economie Bleue‘, une économie qui serait « non polluante, créatrice d’emplois, de cohésion sociale et même de valeur ». Toujours selon lui, cette production de champignons, qu’il qualifie d’innovation, à partir de déchets de café aurait déjà créé 15 000 emplois dans le monde, et il pourrait potentiellement en crée 50 autres millions.
L’enjeu est également social en permettant une alternative à l’alimentation des individus via un aliment riche en minéraux et protéines.

UN PROJET TRES MURI ET DEVELOPPE

Pauline et Romain ont décrit très minutieusement toutes les étapes nécessaires au développement du projet et à sa continuité. En voici quelques étapes essentielles.

1) Des visites d’études en Colombie sont prévues afin d’analyser les conditions (le climat, la nature des déchets de cueillette de café, la situation économique des régions, le type de plantations car tout dépend d’elles et pour mieux appréhender la culture: type de mélange de base (combien de café / combien de spores…), température du local, temps de pousse, transformation.

2) Des installations doivent être réalisées (sachant que les champignons sont cultivés en hauteur) comme l’achat/construction d’un local pour permettre la culture, pouvoir vérifier la température, acheter tout le matériel nécessaire à la récupération des déchets de cueillette. La première récolte se révélera être un test pour améliorer celles qui suivront et permettra d’expérimenter les possibilités de conditionnement ou de séchage.

3) L’importance de la recherche de débouchés commercialisables et exploitables (existence de circuits de proximité, intermédiaires, marchés ou structures de commercialisation locales, temps de transports ayant une influence directe sur le conditionnement et séchage).

4) Selon ces débouchés va dépendre le type de champignons qui vont pouvoir être produits (pour une consommation locale, des champignons type pleurotes; pour une consommation dans les villes (Salvador, Sao Paulo…), champignons à plus forte valeur ajoutée, les shiitaké. Il se peut que la demande soit plus forte due à la forte présence d’une population d’origine japonaise et qui raffole de ce genre de champignon. Par la suite, un travail le shiitaké pourrait être fait afin d’en faire de la poudre ou des gélules aux propriétés antioxydantes et antitumorales.

Ils semblent déjà avoir trouvé une exploitation agricole correspondant à leurs critères grâce au site Wwoofing Brazil, qui propose et garantit des exploitations ayant signé une charte de bonne conduite garantissant la culture biologique. Cette exploitation de leur rêve, se situe dans une zone montagneuse de l’Etat de Bahia (« Chapada Diamantina ») où serait cultivé le meilleur café du Brésil. Ce n’est pas tout, ce terrain jouit de plantations très diversifiées et le climat serait favorable à l’essaimage. Si toutes les conditions sont réunies, la fazenda pratiquerait en prime la biodynamie et accueille les éco-touristes.

Nous cultivons un énorme espoir de réussite en ce projet. Bon courage !